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Masques bloqués en Chine... par le Canada

Les 300 000 produits sont destinés aux hôpitaux

Dominique Plouffe Masques
Photo courtoisie Les masques commandés par Dominique Plouffe sont bloqués en Chine.

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Un entrepreneur de Saint-Jean-sur-Richelieu qui a commandé près de 300 000 masques en Chine dans l'espoir d'approvisionner les travailleurs de la santé du Québec est furieux que les autorités canadiennes bloquent sa cargaison sous prétexte qu’il ne détient pas le permis nécessaire. 

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« C’est une déception totale pour moi, lance Dominic Plouffe, le propriétaire de Service marine Canada. Je ne fais pas une cenne avec ça, je les achète et je les revends au cost, je fais vraiment ça pour aider. » 

En discutant avec l’un de ses fournisseurs, l’homme d’affaires a réalisé il y a environ une semaine qu’il était possible pour lui de commander des milliers de masques et de les recevoir rapidement. Voyant le besoin criant, il a fait des appels afin de pouvoir offrir son aide au gouvernement provincial.  

Dominique Plouffe Masques
Photo courtoisie

Nombreuses commandes 

Une dame du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Centre lui a finalement confirmé qu’elle lui en achèterait 100 000. Puis, des organismes de sa région en ont également commandé afin d’effectuer des dons dans le système de la santé. 

Mais la situation est devenue complexe lorsque les Américains auraient commencé à racheter des masques destinés vers d’autres pays directement sur le tarmac d’aéroports chinois.  

Pour s’assurer de recevoir sa commande, M. Plouffe a trouvé une compagnie de transport québécoise basée en Chine qui acceptait d’amener les masques directement vers un avion-cargo canadien.  

Pas de certificat, pas de masques 

Les produits devaient arriver au pays vendredi matin, mais les autorités canadiennes bloqueraient le processus sous prétexte que M. Plouffe ne détient pas le certificat d’importateur de matériel médical.  

« Là, nous sommes en train de remplir un formulaire de 15 pages qu’on va faire parvenir au gouvernement, qui va analyser notre demande dans un délai de trois à cinq jours ouvrables. Et si on passe le test, on va finir par avoir nos masques, mais les délais sont ridicules alors qu’il y a un besoin ici », dit-il, en déplorant cette inutile bureaucratie en temps de crise. 

Dominic Plouffe a déjà reçu de nombreuses demandes pour en commander davantage, notamment de certains hôpitaux et des résidences pour personnes âgées.