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Paul Byron pourra vivre plus longtemps...

Paul Byron pourra vivre plus longtemps...
Martin Chevalier / JdeM

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Avec la saison de la Ligue nationale de hockey (LNH) en suspens en raison de la pandémie de coronavirus, l’attaquant du Canadien de Montréal Paul Byron a fait le point sur sa saison marquée par les blessures. 

L’année 2019 s’est conclue d’une bien mauvaise façon pour le petit ailier gauche, qui a vu sa campagne être coupée en deux à la mi-novembre en raison d’une blessure à un genou. Il a ainsi dû rater la fin du mois de novembre, décembre, janvier et la première semaine de février. Avant cela, Byron n’avait pu se préparer convenablement à la reprise des activités de la LNH en octobre. 

«J’ai reçu un coup au niveau du cou et de la tête (à la fin de la saison 2018-2019). J’ai passé au travers du protocole des commotions cérébrales et ç’en était pas une. Rendu là, l’équipe a préféré me tenir à l’écart pour être certaine que j’étais à 100% avant de reprendre l’action. J’étais en accord avec cette décision», a-t-il expliqué lors d’une longue entrevue donnée au réseau Sportsnet, vendredi. 

«Tu dois être capable de jouer au même rythme pendant les 82 parties. Manquer le camp d’entraînement a été éprouvant, mais je crois que ça ne m’a pris que quelques parties pour repartir la machine. Je me sentais plutôt bien avant de me blesser au genou (le 15 novembre).» 

Quand le doute s’installe

Au-delà des blessures, la saison de Byron a été marquée par de l’inconstance et des performances plutôt inégales. Pour regagner de la confiance, le joueur affirme qu’il n’aurait eu besoin que d’un simple but pour aller mieux, lui qui n’a enfilé l’aiguille que quatre fois pour un total de 10 points en 29 parties. 

Dans la tête du Franco-Ontarien, le doute s’est installé lorsque ses proches lui ont demandé s’il se sentait bien. Il remarque toutefois que ce sont les mêmes personnes qui prenaient de ses nouvelles qui l’ont aidé à s’en sortir. «Ce sont eux qui croient en moi, eux qui s’attendent à ce que je sois un meilleur joueur. Il a fallu me demander "Qu’est-ce que je faisais avant et que je ne fais plus maintenant et comment puis-je revenir à mes bonnes habitudes?"» 

«Évidemment, en jouant à Montréal il y a plus de questions qui vous sont posées, plus d’opinions et plus de voix avec lesquelles composer. Avec l’âge, tu deviens plus confiant et tu arrives à bloquer toutes ces voix et toutes ces opinions», a-t-il mentionné. 

Un merci particulier aux soigneurs

Byron a aussi vanté le travail des professionnels de la santé, qui jouent un grand rôle dans la carrière des hockeyeurs. Le vétéran de 30 ans croit aussi que la LNH s’est beaucoup améliorée en ce qui à trait aux blessures et à la rapidité des diagnostics. Il est bien placé pour en parler. 

«Les entraîneurs et les soigneurs y sont pour beaucoup, a ajouté le produit des Olympiques de Gatineau. Ils identifient les blessures très rapidement ou même avant et les joueurs vont plus souvent au vestiaire pour se faire tester.» 

«Nous respectons énormément ces gars, parce qu’ils vont nous permettre de vivre plus longtemps, de nous garder en santé et devenir de meilleurs athlètes grâce à cela.»