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Commerce local: la balle est maintenant dans le camp des Québécois

Le Panier bleu pourrait être une référence très utile, en temps de crise, pour le  , installé dans le quartier St-Roch à Québec depuis 63 ans. Pour le propriétaire Napoléon Woo, ça ne peut être que positif.
Photo Didier Debusschère Le Panier bleu pourrait être une référence très utile, en temps de crise, pour le , installé dans le quartier St-Roch à Québec depuis 63 ans. Pour le propriétaire Napoléon Woo, ça ne peut être que positif.

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La nouvelle vitrine numérique pour les entreprises d’ici est perçue comme un pas dans la bonne direction pour les gens du milieu des affaires. 

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Pour Cookie Bluff, qui commercialise de la pâte à biscuits à manger crue à travers le Canada, l’initiative du gouvernement est une bonne nouvelle. La direction craint toutefois qu’il soit difficile pour les consommateurs de se retrouver sur ce site. 

«C’est positif comme mesure. Je côtoie toutefois des dizaines d’entreprises en difficulté présentement, et ce n’est pas cela qui va les sauver», répond Sébastien Fiset, copropriétaire de Cookie Bluff. 

«Le point fort, c’est que les gens vont pouvoir en apprendre plus sur les entreprises québécoises, poursuit-il. La question est comment ils vont s’y retrouver? Il va falloir une très bonne structure. J’espère que ce n’est pas juste un pansement pour plaire aux entrepreneurs». 

«Ça nous permettra d’avoir un bon coup de pouce pour continuer dans la bonne direction. J’ai l’impression que les gens d’ici ont vraiment la conscience de vouloir encourager les commerces de la place. Ça ne peut qu’être positif», raconte la fille du propriétaire du restaurant Wok N roll à Québec, Napoléon Woo, Jaime Kate Woo. 

«C’est sûr que c’est une belle référence pour les gens qui désirent encourager les commerces d’ici qui, eux, essaient tant bien que mal de survivre», a-t-elle ajouté, confiante que l’amour des Québécois pour les commerces locaux permettra à la majorité de s’en sortir. 

Implication des citoyens 

Pour la Fédération des chambres de commerce du Québec, la réussite de ce projet passe par la volonté et l’implication des citoyens.  

«Cela peut amener quelque chose de gros. La balle est dans le camp des Québécois», souligne Charles Milliard, président-directeur général.  

Il faut maintenant que les habitudes de consommation changent, soutient-il.