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Les États-Unis ont commencé des tests d’immunité à la COVID-19

Les États-Unis ont commencé des tests d’immunité à la COVID-19
AFP

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WASHINGTON | Plusieurs études ont été lancées ces derniers jours aux États-Unis pour tester, dans des échantillons de la population, combien de personnes ont réellement été infectées par le nouveau coronavirus et sont potentiellement immunisées. 

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Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont commencé une étude dans les villes foyers les plus actifs de l’épidémie, selon le site spécialisé Statnews. Ce type de test, dit de sérologie, cherche des anticorps particuliers dans le sang d’une personne, afin de voir si elle a déjà rencontré le coronavirus, même sans le savoir, comme c’est fréquent. Quand le système immunitaire rencontre un virus, il en garde la mémoire sous la forme d’anticorps, souvent à vie. 

Le directeur des CDC a déclaré que le quart peut-être des personnes infectées par le coronavirus n’avait pas de symptôme. 

Séparément, Jay Bhattacharya, professeur de médecine à Stanford en Californie, a indiqué à l’AFP avoir collecté des échantillons de sang de 2 500 volontaires dans le comté de Santa Clara (Silicon Valley) samedi, choisis pour être représentatifs de la population du comté, ainsi que sur 500 de leurs enfants. Quelques gouttes de sang ont été prélevées par une piqûre rapide sur un doigt. 

« Nous publierons le chiffre de la prévalence dès que c’est humainement possible », dit Jay Bhattacharya. 

Également en Californie, des chercheurs de l’Université de Californie du Sud ont prévu une étude dans les prochains jours à Los Angeles sur 1 250 volontaires représentatifs de la population de la ville. « Les résultats devraient être publiés d’ici le 15 avril », dit à l’AFP le responsable de l’étude, le professeur Neeraj Sood. 

L’objectif de nombreux gouvernements est de généraliser ces tests afin de déterminer qui peut sortir du confinement auquel la moitié de l’humanité est aujourd’hui soumise. Mais tous les tests d’anticorps ne sont pas égaux et ne permettent pas de savoir si la personne, tout en ayant rencontré le virus, a suffisamment d’anticorps pour être protégée contre une future infection.