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Le coach se tient prêt

Le hockey occupe encore une partie des journées de Claude Julien

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Photo Ben Pelosse

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Comme la grande majorité de la population, Claude Julien profite de la présente crise pour renouer avec les valeurs laissées de côté en raison du rythme effréné de la vie prépandémie. Cela ne l’empêche pas de replonger dans le hockey quelques heures quotidiennement.

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« C’est important de demeurer à jour. Je fais de la vidéo, je regarde notre équipe et ce qu’on peut améliorer, a indiqué l’entraîneur du Canadien. Durant la saison, on n’a pas beaucoup de temps pour s’attarder à cela aussi attentivement qu’en ce moment. »

Et sur quoi concentre-t-il ses visionnements ? Évidemment, la situation des revers par un but le préoccupe grandement. Après tout, son équipe est celle qui a subi le plus de revers par cette marge cette saison (22, dont 13 en temps réglementaire). Mais ce n’est pas tout.

« Je regarde les petits détails. L’attaque massive, l’infériorité numérique. On porte une attention à nos gardiens et à ceux des autres formations », a-t-il expliqué, précisant que ses adjoints mettent la main à la pâte. 

« Ça ne veut pas dire qu’on passe 10 heures devant notre ordinateur, mais je veux qu’on soit bien préparé pour le jour où l’on retournera au travail, a-t-il ajouté. Je ne veux pas qu’on soit en situation de panique parce qu’on essaie de trouver des informations sur les autres équipes, et des solutions. »

Faiblesses à corriger

Au moment où Gary Bettman a suspendu la saison, le Tricolore occupait le 12e rang de l’Association de l’Est. Ses 71 points en autant de matchs le plaçaient à 10 points d’une place en séries éliminatoires. 

Or, personne ne sait quelle forme prendra le retour à la compétition, si retour il y a. Disputera-t-on la fin de la saison ? Passerons-nous immédiatement aux séries éliminatoires ? Est-ce que plus d’équipes seront admises (on parle peut-être de 12 par association) ?

Voilà pourquoi il vaut mieux ne pas courir de risque. Et de toute façon, les activités de la LNH reprendront un jour, que ce soit cette saison ou la prochaine. Dans un cas comme dans l’autre, Julien devra apporter des correctifs à ce qui a fait défaut au cours de l’hiver. Surtout régler les difficultés de l’équipe au Centre Bell (14-17-6), principale raison de sa position défavorable au classement.

« C’est le genre de questions que nous avions soulevées avant la pause. On semble moins nerveux sur la route. On fait les bonnes choses, on est bien préparé mentalement », a indiqué Julien. 

« On n’a pas disputé de mauvais matchs à la maison, a-t-il soutenu du même souffle. On a souvent assez bien joué pour gagner, mais on n’a pas gagné. On sait qu’avec de meilleurs résultats à la maison, on serait probablement dans les séries. »

Court camp

Puisque ses adjoints et lui demeurent à jour, le Franco-Ontarien souhaite qu’il en soit de même chez ses joueurs. Cela dit, il comprend que, contrairement à ce qui se passe au cours d’une saison morte habituelle, ceux-ci n’ont pas accès à un entraîneur personnel. Malgré tout, il ne voit pas pourquoi, lorsque sera annoncée la reprise des activités, les joueurs ne se présenteraient pas dans une bonne forme physique.

« Lorsqu’on prévoira un possible retour, on le fera quelques semaines avant. Alors, si un joueur ne revient pas en forme, ce sera parce qu’il n’aura pas fait les efforts. »

Idéalement, il ne resterait plus qu’à fouler la glace à quelques reprises avant de reprendre la compétition. D’ailleurs, pourquoi ne pas profiter de cette situation particulière pour mettre à l’épreuve une nouvelle façon de faire ? Julien estime qu’une semaine sur la glace serait suffisante.

« On dit qu’on veut couper dans les matchs préparatoires parce que les gars sont déjà en forme. Ce serait l’occasion de voir comment ça fonctionnerait avec de plus petits camps. »

En rafale...

Un adjoint pour Price

Julien a offert une réponse des plus honnêtes quand un collègue lui a demandé s’il profitait de la pause pour parler à Stéphane Waite dans l’espoir de régler le dossier du gardien numéro deux à Montréal. 

« Je n’ai pas besoin de parler à Waite pour savoir que nous devons trouver un bon adjoint. Carey [Price] serait encore meilleur avec plus de repos. Dans les scénarios envisagés, il y a celui de trouver un deuxième gardien. Est-ce qu’on a ce gardien dans notre organisation ? Devra-t-on le trouver ailleurs ? Stéphane connaît ce dossier et il peut profiter du temps libre pour regarder des gardiens à l’extérieur de notre organisation. »

Bonnes nouvelles

Advenant la reprise des activités, Claude Julien aurait bon espoir de revoir Tomas Tatar et Victor Mete en uniforme. Les deux joueurs ont subi des blessures dans les semaines précédant la suspension de la saison. Dire que Mete avait dû faire un trait sur le reste de la campagne.

« Ils ont continué de recevoir des traitements tant que les blessés ont pu se présenter à Brossard. Ils sont arrivés à un point où ils étaient assez guéris. Les deux joueurs continuent de bien récupérer chez eux. »

Pas avant deux mois

Plusieurs scénarios sont envisagés quant à une éventuelle reprise des activités. Selon Julien, la prévision la plus optimiste nous mène en juillet.

« Si on est réaliste, on peut penser que le hockey ne sera pas de retour avant au moins deux mois. Tout est fermé jusqu’en mai. À ce moment, on verra ce qui se passe. »

Secrets de confrérie

Une fois par semaine Claude Julien participe à une vidéoconférence en compagnie de quelques confrères. Parmi ceux-ci, on retrouve Jon Cooper, Peter DeBoer, Barry Trotz de même que Mike Babcock et Ken Hitchcock.

« On parle de sujets qu’on n’a jamais l’occasion d’aborder en temps normal. On parle de ce qui se passe dans le vestiaire, au sein de nos organisations. On le fait justement parce que ça peut rester entre nous. Ça nous permet d’être tenus au courant de tout ce qui se passe dans la Ligue. »

Kotkaniemi en Finlande

Blessé à la rate en fin de saison avec le Rocket de Laval, Jesperi Kotkaniemi est rentré chez lui à Pori, en Finlande.

« Il se sentait assez bien pour retourner en Finlande. Le plus important pour lui, c’est de se reposer. »

– Jonathan Bernier