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Ottawa va acheter 30 000 respirateurs artificiels

Mais le fédéral espère ne pas en avoir besoin

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OTTAWA | Le gouvernement fédéral continue de se préparer au pire des scénarios avec l’achat de 30 000 respirateurs artificiels commandés à des compagnies canadiennes qui se sont jointes à l’effort de guerre.  

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 Durant son point de presse quotidien, le premier ministre Justin Trudeau a admis que « 30 000 ventilateurs » est un « gros chiffre » qui peut impressionner. 

« On espère que ce sera beaucoup plus que suffisant. Mais se préparer pour le pire des scénarios est la chose responsable à faire », a affirmé M. Trudeau.  

Pour donner un ordre de grandeur, le Québec dispose de 4700 respirateurs, dont 1300 de soins critiques, et il doit en recevoir 1200 de plus dans les prochaines semaines. 

Le ministère de la Santé et des Services sociaux juge ce nombre « suffisant pour faire face à la situation » pour l’instant, a soutenu une porte-parole, Marie-Claude Lacasse. 

Ottawa poursuit ses efforts afin de doter le Canada de nouvelles capacités de production d’équipements sanitaires essentiels en pleine pénurie planétaire. 

Au total, près de 5000 entreprises canadiennes ont levé la main pour participer à l’effort de guerre, a précisé le premier ministre Trudeau. 

Les respirateurs artificiels constituent des équipements cruciaux pour combattre la COVID-19. Plusieurs des malades hospitalisés présentent une pneumonie sévère, que la médecine peine à traiter. 

Les respirateurs commandés par le fédéral qui ne trouvent pas preneur ici pourraient éventuellement être offerts à d’autres pays, a dit M. Trudeau. 

Partenaires 

Des bannières canadiennes bien connues, comme Arc’teryx et Canada Goose, ont offert leur aide au fédéral. Ces dernières, ainsi que 20 autres compagnies avec lesquelles Ottawa s’est entendu, fabriqueront des blouses médicales. 

Des projets de production de désinfectant pour les mains sont aussi en branle. 

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Le Canada compte de plus en plus sur des partenaires locaux pour assurer un ravitaillement de matériel médical. 

« Nous avons besoin d’un approvisionnement stable de ces produits pour que notre personnel médical soit en sécurité. Cela signifie que nous devons les fabriquer chez nous », a indiqué le premier ministre. 

Ottawa ne se fait d’ailleurs plus d’illusion. La ministre de l’Approvisionnement a admis mardi qu’une commande passée à un fournisseur étranger pour des masques, par exemple, ne signifie pas que la marchandise arrivera à bon port. 

« Une commande ne garantit pas la livraison », a déclaré la ministre Anita Anand.   

Le Parlement rappelé   

Dans son point de presse, M. Trudeau a affirmé que le Parlement devra être rappelé pour que le programme de subvention salariale de 75 % puisse aller de l’avant.       

Le premier ministre a également soutenu qu’il y avait toujours des discussions entre le gouvernement fédéral et les banques canadiennes pour que plusieurs mesures soient prises en ces temps de crise sanitaire, notamment concernant la réduction des taux d’intérêt pour les cartes de crédit.         

  • ÉCOUTEZ l'analyse du point de presse par Vincent Dessureault et Geneviève Pettersen à QUB radio:    

  

- Avec le JournaldeMontreal.com