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Thetford Mines: des «amis de cœur» risquent 1000$ d’amende

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Deux amoureux dans la vingtaine qui se trouvaient dans le même appartement, bien qu’ils n’habitent pas ensemble, s’exposent chacun à une amende de 1000 $, en vertu du décret gouvernemental sur les rassemblements, à Thetford Mines.

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La sûreté municipale de Thetford Mines explique que l’homme et la femme, qui seraient des « amis de cœur », avaient déjà été informés des consignes de prévention de la COVID-19, respectivement les 2 et 5 avril.

Or, lundi, vers 18 h, des agents ont constaté qu’ils se trouvaient malgré tout dans le même appartement de la 9e Rue, alors que la femme n’y est pas domiciliée, a indiqué la police municipale dans un communiqué.

Au procureur de trancher

« À la fin de l’intervention policière, ceux-ci ont été informés qu’un rapport d’infraction général serait rédigé pour le non-respect des règles [sur les] rassemblements et qu’une amende de 1000 $ pourrait leur être imposée par le Bureau des infractions du Québec. La femme a quitté [les lieux] à la demande des policiers », a relaté le sergent aux affaires publiques, Yves Simoneau.

À la différence d’un constat d’infraction abrégé émis sur-le-champ – que les agents de la Sûreté du Québec et de la police de Montréal peuvent donner depuis le 3 avril –, le rapport d’infraction général est soumis à un procureur pour analyse. C’est lui qui décide si une amende doit ou non être imposée. Ce processus prend plusieurs jours.

Les choses pourraient être différentes pour les prochains récalcitrants alors que, mardi, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a autorisé tous les corps de police municipaux à remettre des constats d’infraction abrégés.

Risque de contagion

Le décret gouvernemental daté du 20 mars 2020 interdit tout rassemblement intérieur ou extérieur sauf pour quelques circonstances, notamment « dans une résidence privée [...] entre ses occupants ».

Questionnés précisément au sujet des couples qui n’habitent pas ensemble, mardi, le premier ministre François Legault et le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, n’ont pas donné de réponse définitive.

Le risque de contagion varie selon les contextes et il n’existe pas de règle générale pour les conjoints dans cette situation, du point de vue de la santé publique, a dit en substance le Dr Arruda. « On ne s’expose pas l’un à l’autre », recommande-t-il.

Sur le ton de l’humour, le premier ministre du Québec, François Legault, a suggéré de « s’en tenir à un conjoint ou une conjointe seulement », et le Dr Arruda a renchéri, disant que « la monogamie est préférable, à ce temps-ci ».