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Chute des mises en chantier au Québec en mars

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Les mises en chantier ont chuté de 27% en mars au Québec par rapport au même mois un an plus tôt, selon les données publiées mercredi par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). 

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Par rapport à février dernier, la baisse a été de 9% au Québec le mois dernier. 

Il s’agit de diminutions plus fortes que la moyenne canadienne. Comparativement à mars 2019, les mises en chantier sont restées pratiquement égales le mois dernier au pays, tandis qu’elles ont reculé de 7% par rapport à février. 

«La tendance nationale des mises en chantier d'habitations a diminué en mars, sans doute un signe que la pandémie de COVID-19 a commencé à toucher le secteur de la construction résidentielle, a observé Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL, par communiqué. L'activité tendait à la baisse à Toronto et à Montréal, tout comme dans les provinces respectives de ces deux centres.»  

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À Montréal, les mises en chantier ont chuté de 43% en mars par rapport au même mois en 2019. La diminution a été beaucoup plus prononcée à Saguenay (-100%), Gatineau (-75%) et Trois-Rivières (-59%), tandis qu’elle était moindre à Sherbrooke (-12%). Une forte hausse de 99% a été enregistrée à Québec. 

À l'échelle du pays, la baisse a été de 1% pour les centres urbains de 10 000 habitants ou plus en mars dernier, par rapport au même mois un an plus tôt. 

Avant la COVID-19 

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) a relevé que cette baisse des chantiers dans la province avait été précédée de deux hausses significatives en janvier (79%) et février (31%). Elle a aussi souligné que la réduction en mars n’est pas directement liée à l’épidémie de COVID-19. 

«Notons que le recul des mises en chantier en mars n’a rien à voir avec la crise sanitaire actuelle, puisque la SCHL avait pratiquement déjà terminé son énumération au moment où le gouvernement du Québec a décrété la fermeture de tous les chantiers, le 24 mars à minuit», a déclaré Paul Cardinal, directeur du Service économique de l’APCHQ, par communiqué. 

La chute pourrait donc être beaucoup plus brutale en avril. 

Il est à noter que des variations mensuelles prononcées sont normales pour les mises en chantier, en raison des projets qui se mettent en branle, particulièrement dans les plus petits marchés. 

Concernant la crise de la COVID-19, la SCHL dit suivre l’impact qu’elle aura dans le domaine de la construction. Elle effectue notamment des simulations de crise au moyen de scénarios concernant la pandémie.