/news/politics
Navigation

COVID-19: le PLQ réclame une équipe de psychologues consacrée aux travailleurs des CHSLD

La députée libérale Monique Sauvé
Photo d'archives, Simon Clark La députée libérale Monique Sauvé

Coup d'oeil sur cet article

Le Parti libéral du Québec propose la mise en place d’une «équipe volante» de psychologues pour venir en aide au personnel soignant des CHSLD et des résidences pour aînés, où le nombre d’infections à la COVID-19 a augmenté de façon dramatique dans les derniers jours.  

• À lire aussi: Le cap des 10 000 cas franchi au Québec: tous les résidents seront testés en CHSLD  

• À lire aussi: 427 morts de la COVID-19 au Canada  

Cette escouade serait déployée auprès des travailleurs des établissements où la situation est actuellement critique.  

«Ils vivent des situations extrêmement anxiogènes. Chaque jour, le nombre de cas augmente, des décès s’ajoutent et ils doivent rassurer les résidents qui s’inquiètent d’être infectés», explique Monique Sauvé, députée libérale de la circonscription de Fabre, où se trouve le CHSLD de Sainte-Dorothée, dont 120 résidents sont atteints du virus aux dernières nouvelles.  

Mme Sauvé et son collègue porte-parole du PLQ en matière de santé, André Fortin, suggèrent également la mise en place d’une ligne téléphonique destinée à tout le personnel médical.  

Cette mesure permettrait de faire d'une pierre deux coups, puisqu’elle demanderait que l'on mette à contribution de nombreux psychologues sans travail depuis le début des mesures de confinement.  

«On l’a entendu ces dernières semaines, les psychologues veulent contribuer. [...] On a beaucoup parlé de protéger physiquement nos travailleurs de la santé avec de l’équipement médical, mais il faut penser à une stratégie psychologiquement», indique le député de Pontiac, André Fortin.  

Compte tenu de l’augmentation constante du nombre d’infections en CHSLD, il est toutefois difficile de chiffrer exactement les besoins du côté psychologique, mais les ressources sont là, insiste-t-il.  

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Des précautions devront cependant être prises pour que l'on n'aggrave pas la propagation de la COVID-19 en envoyant du personnel de l’extérieur dans des foyers d’éclosion.  

«Ça peut être des rencontres sur place si nécessaire, mais ça peut aussi être par téléphone, selon les mesures mises en place par les CHSLD. L’idée, c’est de mettre les ressources pour qu’ils puissent parler à quelqu’un rapidement», explique André Fortin.  

Par ailleurs, les deux députés craignent particulièrement les impacts de la crise sur le personnel de la santé une fois le pire passé et croient que ces ressources pourraient rester en place par la suite.  

«C’est une fois qu’on a le temps, qu’on réfléchit à tout ce qu’on a vu, qu’on voit apparaître les syndromes de stress post-traumatique. C’est quelque chose qui devra être envisagé», indique André Fortin.  

Mercredi, le premier ministre François Legault a annoncé que le personnel soignant et tous les résidents des CHSLD seraient systématiquement testés pour la COVID-19 afin d’endiguer la propagation du virus dans ces établissements vulnérables.  

Selon des chiffres de la santé publique révélés mardi, près de la moitié des personnes mortes de la COVID-19 résidaient dans des CHSLD et 20% dans des centres pour aînés.