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COVID-19: une stratégie à l’opposé du Québec

En isolement volontaire dans la maisonnette familiale, Mia Desautels amorcera des études universitaires à l’automne 2021 à UBC où elle espère porter les couleurs des Thunderbirds en rugby.
Photo courtoisie En isolement volontaire dans la maisonnette familiale, Mia Desautels amorcera des études universitaires à l’automne 2021 à UBC où elle espère porter les couleurs des Thunderbirds en rugby.

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Partie en Suède il y a près de deux ans pour ses études, Mia Desautels se retrouve au cœur d’un pays qui mise sur une stratégie complètement différente de celle du reste du monde pour freiner la pandémie de COVID-19.  

«C’est un peu irréel ce qui se passe ici si on compare avec le Québec, raconte l’étudiante au baccalauréat international qui possède la double citoyenneté canadienne et suédoise. La vie se déroule comme si de rien n’était. Les écoles pour les moins de 16 ans et les garderies sont ouvertes; les jeunes de mon âge sortent dans les restos et les bars; et les piscines ainsi que les gyms sont toujours ouverts. Les gens pensent qu’on vit une période normale et qu’il s’agit d’une grippe saisonnière. C’est difficile de les blâmer parce qu’il n’y a pratiquement aucune mesure qui a été instaurée.»  

En isolement volontaire dans la maisonnette familiale, Mia Desautels amorcera des études universitaires à l’automne 2021 à UBC où elle espère porter les couleurs des Thunderbirds en rugby.
Photo courtoisie

«Il n’y a personne qui voit ça comme une période de crise, de poursuivre la nièce de Carin Hernskog, médaillée de bronze des Jeux olympiques de 1988 à Calgary en sauts et d’argent au championnat mondial en 1986 à Tignes. Quelques entreprises ont fermé (entre autres Volvo) sur une base volontaire. La Suède ne veut rien changer. Je me demande pourquoi tout le monde prend des mesures draconiennes et que la Suède ne fait rien tout comme les Pays-Bas. J’ai peur qu’ils réalisent qu’ils n’ont pas réagi assez vite. Après la crise, on verra quelle approche a été la meilleure.»  

Les centres de ski ont fermé il y a quelques jours, mais Desautels croit que le manque de neige a été un facteur dans la décision autant que le virus.  

Établie à Göteborg dans la deuxième plus grande ville du pays située à trois heures de la frontière norvégienne pour ses études, l’ancienne membre de l’équipe du Québec de rugby (2016 à 2018) et de l’Ontario en ski acrobatique (saison 2017-2018) a rapidement déménagé à Falkenberg dans le sud du pays pour aller rejoindre ses grands-parents maternels quand elle a appris que les cours seraient dorénavant dispensés en ligne. Avant la fermeture des frontières canadiennes, sa mère Cecilia Hernskog qui a évolué sur le circuit de la Coupe du monde de ski acrobatique dans la discipline des sauts de 1985 à 1988 a quitté Lac-Beauport le 18 mars pour aller rejoindre sa fille ainsi que ses parents.  

Isolement volontaire  

Sur une base volontaire, Desautels a adopté l’isolement dans une maisonnette appartenant à la famille en compagnie de sa mère à côté de ses grands-parents. «Je ne me sens pas en danger et je n’ai pas de crainte, mais je suis plus stressée pour mes grands-parents qui sont à risque, raconte-t-elle. C’est plus rassurant d’être près d’eux. Ma grand-mère a été malade. Même si elle présentait des symptômes (fièvre, toux) associés à la COVID-19, ils n’ont pas voulu la tester. La Suède fait très peu de tests. Le docteur lui a dit de demeurer à la maison et de rappeler si la situation s’aggravait. Elle récupère bien et on se croise les doigts.»  

Desautels rentrera au pays au plus tard au début juin après avoir terminé ses études ou plus tôt selon l’évolution de la crise.