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L’industrie de la construction souhaite une reprise rapide

François Legault a affirmé, hier, que ce sera un des premiers secteurs à repartir

Eric Côté
Photo Pierre-Paul Poulin Le PDG de la CEGQ, Éric Côté, présente son nouveau logo, que l’on devrait bientôt voir sur les chantiers du Québec.

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Les patrons de l’industrie de la construction lancent aujourd’hui une campagne de promotion avec logo pour montrer patte blanche en matière de santé afin de reprendre leurs activités au plus vite, a appris Le Journal. 

« Ce n’est pas juste un logo, c’est un cahier de charges, lance au Journal le PDG de la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ), Éric Côté. On va négocier avec les donneurs d’ouvrage pour adapter la cadence de travail. » 

Hier, lors de son point de presse, le premier ministre François Legault a dit que les chantiers de construction seront parmi « les premiers endroits qui seront rouverts ». 

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« On envisage un possible retour à la normale au mois de mai, à la condition que les Québécois demeurent disciplinés durant le mois d’avril », a affirmé François Legault en rappelant les consignes de santé publique.  

Ces paroles du premier ministre ont redonné espoir aux patrons de l’industrie de la construction, qui multiplient les efforts pour reprendre le travail. 

Des coûts à prévoir 

« On espère ouvrir les chantiers essentiels du secteur résidentiel, parce que se loger est un service essentiel aussi important que se nourrir », a partagé le porte-parole de l’Association de la construction du Québec (ACQ) Guillaume Houle. 

« Nous sommes à convenir des conditions à mettre en place sur les chantiers pour respecter les normes sanitaires dictées par la santé publique », a renchéri le porte-parole de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) François Bernier. 

Mais attention, prévient Éric Côté de la CEGQ, les donneurs d’ordres publics devront s’attendre à payer une partie de la facture des coûts des mesures sanitaires.  

« Ces ouvrages vont coûter plus cher à bâtir en pandémie », a-t-il insisté. 

Par ailleurs, Le Journal a constaté qu’au cours des dernières semaines, les entreprises en construction sont loin d’être les seules à vouloir reprendre leurs activités début mai.  

Course aux dérogations 

Des entreprises, tous secteurs confondus, s’activent en ce moment en coulisses pour être reconnues comme étant des entreprises de services essentiels par Québec. 

Hier, le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) a indiqué avoir reçu et répondu à plus de 13 000 demandes de renseignements à ce sujet.  

Dans la plupart des cas, celles-ci ont été traitées le jour même, a assuré le ministère au Journal.  

« Ceux qui font la demande au gouvernement et qui prouvent qu’ils servent des clients jugés essentiels (preuve à l’appui) sont en mesure d’obtenir l’autorisation de poursuivre leurs activités qui sont reliées à ces clients essentiels », a précisé le PDG de Sous-Traitance Industrielle Québec (STIQ), Richard Blanchet.