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Marie-Claude Barrette : un balado pour briser l’isolement

Marie-Claude Barrette : un balado pour briser l’isolement
Photo Courtoisie, QUB radio

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MONTRÉAL – «Deux filles le matin en prolongation en quarantaine». C’est ainsi que Marie-Claude Barrette décrit le balado qu’elle porte depuis le début de la semaine sur QUB radio, qu’elle considère comme une tribune de défoulement ou de compassion collectifs devant la situation qui nous afflige tous aujourd’hui. Car, elle-même, avoue-t-elle, ne trouve pas toujours facile de vivre en confinement.

La 20e saison de «Deux filles le matin» a pris fin abruptement deux semaines plus tôt que prévu, à la mi-mars, en raison de la situation qu’on connaît. Ironiquement, Marie-Claude Barrette avait l’impression que c’est en cette période trouble que son émission quotidienne pourrait être la plus utile et la plus réconfortante.

Restée sur son appétit, elle a songé à une façon de s’impliquer, et est entrée en contact avec la direction de QUB radio pour proposer un concept. Le résultat est en ligne sur les plateformes de QUB depuis lundi. Dans des capsules d’une trentaine ou quarantaine de minutes, dévoilées à 15 h du lundi au vendredi (la dernière étant constituée des meilleurs moments de la semaine), Marie-Claude s’entretient avec des invités. La psychologue Rose-Marie Charest, Guylaine Tremblay, Charles Lafortune, Marcia Pilote et Alex Perron furent ses premiers convives.

Liberté

Le grand thème des discussions? Le confinement, certes, mais aussi toutes les nouvelles réalités que celui-ci nous impose.

«On peut parler d’autre chose, mais on est toujours dans un fond de confinement, indique Marie-Claude Barrette. C’est le point qu’on a en commun. Mais, avec Marcia Pilote, on a parlé d’amour à distance, parce que le confinement amène ça. On va quand même ailleurs à travers tout ça, et on découvre où tout le monde est rendu dans la vie.»

Aux yeux de Marie-Claude Barrette, «Deux filles en quarantaine» agira peut-être comme une soupape pour ventiler les mille et un deuils et difficultés entraînés par la pandémie.

«J’ai LCN ouvert 24 heures sur 24 chez nous, et on voit les cas au Québec, les hospitalisations, les soins intensifs, les décès, les cas dans le monde... Ça devient difficile de voir ça. C’est important de dire vraiment comment on le vit. De dire que ça va bien aller, c’est encourageant, c’est de l’espoir, mais ça ne va pas toujours bien. Cette situation demande beaucoup de souplesse, d’adaptation, de positivisme», dépeint celle qui avait déjà animé à la radio au 98,5 FM et à Rouge, mais qui n’avait encore jamais tâté le nouveau médium en vogue qu’est le balado (ou «podcast»).

«Un balado, ça prend ta couleur. C’est comme si on était autour d’une table de cuisine et qu’on jasait. On est complètement libres.»

À la maison

Marie-Claude Barrette mène le projet de «Deux filles en quarantaine» sans se prendre au sérieux. C’est en éclatant d’un grand rire qu’elle explique que l’émission est enregistrée «à domicile», chacun à partir de chez soi, avec toutes les complications que le processus implique.

«On est en confinement, et ça paraît dans notre balado, s’esclaffe la communicatrice. Normalement, dans les balados de QUB, les animateurs sont dans les studios, ils ont une console pour le montage. Nous, on a un logiciel, et l’invité doit avoir Google Chrome, des écouteurs, une bonne connexion internet. Ce n’est pas simple, mais on y arrive. Mais je trouve que ça évoque encore plus le confinement. On le sent dans tout ce qu’on fait.»

Les vignettes de «Deux filles en quarantaine» sont mises en ligne du lundi au vendredi, 15 h, sur QUB radio.

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