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Montmagny: accusé du meurtre de sa belle-mère

Une femme handicapée de 69 ans trouvée sans vie chez elle

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Courtoisie Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.

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MONTMAGNY | Un quadragénaire est accusé du meurtre au premier degré d’une femme handicapée de 69 ans dont le corps sans vie a été découvert dans son domicile de Montmagny, dans la nuit de mardi à mercredi.  

Selon nos informations, l'accusé, Steve Bilodeau, est le fils du conjoint de la victime, Marguerite Lamonde, une femme de 69 ans atteinte d'une paralysie cérébrale.      

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Dominique Lelièvre

L’homme de 46 ans avait d’abord été interpellé par des policiers sur la 8e rue, non loin de la résidence de sa belle-mère, située sur l’avenue Sainte-Brigitte. Il était environ 1h du matin.  

La conversation a éveillé les soupçons des agents de police qui sont allés faire des vérifications dans la résidence, où ils ont fait la triste découverte.        

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Dominique Lelièvre

Inconsolable  

Le conjoint de la dame était absent lorsque le drame s’est produit. Il serait hospitalisé depuis la fin de semaine, indiquent des proches.  

Steve Bilodeau a été arrêté pour homicide et a comparu par voie téléphonique en après-midi.  

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Dominique Lelièvre

Marie-Louis Lamonde, frère de la femme décédée, et sa conjointe Louise Mercier affirment que l’accusé demeurait avec Mme Lamonde depuis quelques jours, bien que leur relation ait parfois été tendue.  

«Elle a dû accepter parce qu’elle voulait avoir une présence à la maison», pense Mme Mercier.  

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Dominique Lelièvre

M. Lamonde est inconsolable depuis qu’il a reconnu la maison de sa sœur aux nouvelles, mercredi matin.  

Même si elle avait de la difficulté à marcher et à parler en raison de son handicap, Marguerite Lamonde était une femme intelligente et débrouillarde.   

«Elle aidait tout le monde», déclare son frère.    

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Dominique Lelièvre

Épidémie  

Encore mardi, il était allé récupérer un livre chez elle. Cependant, comme il respecte avec précaution les mesures de distanciation sociale, il n’est pas allé lui dire bonjour.  

L’épidémie de coronavirus lui aura donc volé la dernière occasion qu’il avait de voir sa sœur qu’il aimait tant.  

«Elle avait quelque chose à me laisser. Vu la pandémie, on n’est pas rentré. Elle m’a laissé ça dans la boîte à malle. Je suis passé ramasser ça puis, à matin, on se fait réveiller avec ça», raconte difficilement M. Lamonde, en étouffant un sanglot.  

«C’était vraiment une bonne personne. Elle va nous manquer», ajoute une proche de la famille, Denise Guimont-Bilodeau.      

Marguerite Lamonde, victime de meurtre à Montmagny, photographiée au début des années 2000.
Photo Dominique Lelièvre

Les techniciens en identité judiciaire de la Sûreté du Québec sont demeurés sur les lieux du crime plusieurs heures mercredi.  

La police provinciale n’a pas voulu préciser de quelle façon la victime a perdu la vie.  

Dans les registres judiciaires, le nom de Steve Bilodeau apparaît plusieurs fois pour diverses infractions, notamment en matière de menaces, d’entrave, de fraude et d’introduction par effraction.