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Une toute nouvelle réalité dans les épiceries

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Aller à l'épicerie est l’une des rares «sorties» qu’il reste aux Québécois en cette période de pandémie de la COVID-19.

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Cela pose évidemment certains défis dans ces commerces, qui doivent mettre en place une série de mesures spéciales pour éviter la propagation du virus.

Il y a d’abord eu les cônes à l'extérieur, puis des pastilles collées sur les planchers à l'intérieur, la désinfection constante, les gardiens de sécurité, et des t-shirts spéciaux pour les employés. Chaque semaine apporte de nouvelles mesures. Et ça continue.

«Des sens uniques vont être installés dans les magasins, indique Roxanne Larouche, du syndicat TUAC Canada. Alors, les gens vont se promener à la file indienne dans les rayons, en respectant évidemment une distance de deux mètres.»

Si la majorité des gens comprennent et se plient aux nouvelles consignes, il y a encore des délinquants qui provoquent des tensions et qui soulèvent de grandes craintes chez les employés.

«Le stress pour les travailleurs, c'est la clientèle», admet Mme Larouche.

Franck Hénot, copropriétaire de l’Intermarché Boyer à Montréal, peut en parler.

«On a autant de problèmes avec la personne qui, excusez-moi l'anglicisme, est "freak" et qui voudrait avoir l'épicerie à elle seule, qu’avec la personne qui ne prend aucune précaution et qui voudrait venir magasiner en famille», illustre-t-il.

En cas d’infection

Toutes les grandes bannières ont mis en place un protocole au cas où un employé ou un client infecte les lieux.

«Dès qu'il y a un employé qui est testé positif, automatiquement, il y a une recherche qui est faite pour voir qui a été en contact avec cette personne-là, indique Mme Larouche. Tous les salariés sont envoyés à la maison en quatorzaine. Ils sont rémunérés.»

Pour les petits commerçants en région, un cas de COVID-19 pourrait par contre être plus difficile à gérer.

«Nous, on disait à nos marchands : contactez directement la santé publique. Eux vont vraiment vous orienter, vont vous accompagner là-dedans pour prendre les meilleures mesures», souligne Stéphane Lacasse, de l’Association des détaillants en alimentation.

Il reste une alternative : les Québécois peuvent toujours commander en ligne auprès des producteurs, qui livreront à domicile en toute sécurité à partir du «Panier bleu».