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Des travailleurs du CHSLD Sainte-Dorothée de Laval «obligés d’aller travailler» bien qu'ayant des symptômes de la COVID-19

Le CHSLD Sainte-Dorothée, à Laval
Photo AGENCE QMI, ANDRÉ PAQUETTE Le CHSLD Sainte-Dorothée, à Laval

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Alors que le bilan des infections à la COVID-19 continue de grimper au CHSLD Sainte-Dorothée de Laval, Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, soutient que l’endroit a «banalisé les symptômes de certains employés».  

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«Ça, c’est arrivé la semaine du 22 mars. Ces deux travailleurs-là, on les obligeait à travailler. Nous, on leur a dit: “Non, appelez au Bureau de santé, ça n’a pas de bon sens.” Le Bureau de santé a dit la même chose que l’employeur. Ils ont été obligés d’aller travailler», a déploré Mme Aubé à l’émission Le retour de Mario Dumont, à QUB radio, mercredi.   

Selon cette dernière, une employée du CHSLD Sainte-Dorothée a décidé de rester chez elle malgré l’interdiction de la direction et a finalement été déclarée positive à la COVID-19.   

ÉCOUTEZ l’entrevue de Marjolaine Aubé sur QUB radio:  

«Ils obligeaient les travailleurs quand même. Ils banalisaient les symptômes. C’est ce qui est arrivé à Sainte-Dorothée pour deux des personnes que je représente. Il y a même une de ces deux personnes-là qui, malgré le fait qu’on l’obligeait à travailler, a décidé de rester chez elle. Elle est allée se faire dépister et elle était effectivement positive.»   

Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval.
Photo d'archives, JOËL LEMAY (AGENCE QMI)
Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval a aussi dit avoir dû s’opposer au fait que les travailleurs dans les cuisines du CHSLD «n’avaient pas d’équipement de protection».    

«Imaginez-vous que l’on a commencé à avoir des cas dans les cuisines et on s’est aperçu que les gens n’avaient pas d’équipement de protection. On a les chariots de nourriture qui reviennent dans les cuisines, des chambres contaminées, des unités contaminées et, eux, ils débarrassaient la vaisselle sans aucune protection [...] Là, on a réussi à avoir des visières, des masques, des gants pour les travailleurs», a-t-elle expliqué. 

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