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COVID-19: Un appui de taille à la fermeture de départements dans les grandes surfaces

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Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) appuie l’idée de fermer certaines sections de magasins à grande surface non essentielles afin d’aider les commerçants locaux lors de la reprise des activités.  

«Je regarde d’un point de vue pour l’ensemble des détaillants et il y a effectivement une concurrence déloyale d’une certaine façon. Par exemple, cela affecte présentement le commerce saisonnier. Cette iniquité a beaucoup d’impacts», concède le DG, Stéphane Drouin.   

Au cours des derniers jours, le gouvernement du Québec a souligné qu’il étudiait différents scénarios pour soutenir la relance de l’économie, entre autres dans le monde du commerce de détail.   

  • ÉCOUTEZ Philippe Chapdeleine, DG de Flordeco et propriétaire d’un commerce à Repentigny et Manuel Champagne, directeur général de Détail Québec, à QUB radio:

Pour éviter la concurrence déloyale des grandes chaînes, comme Walmart, Costco ou Lowe’s, et soutenir les commerçants locaux, le gouvernement analyse notamment la possibilité d’exiger la fermeture de certains départements non essentiels. Aucune décision n’est encore prise.    

Ce geste est également réclamé par le Parti québécois. Cette mesure pourrait notamment toucher les produits saisonniers ou les vêtements.   

Mardi, le chef parlementaire du parti, Pascal Bérubé, affirmait que seules doivent rester ouvertes dans les commerces les sections de biens essentiels telles l’épicerie, la pharmacie ou la quincaillerie.   

Impact sur les gens  

Bien qu’il soit en faveur d’une équité entre les détaillants au Québec, M. Drouin ne cache pas qu’il est inquiet de l’impact que pourrait avoir sur les citoyens la fermeture de certains départements en période de crise. Ce sont aussi des employés du Québec qui travaillent pour ces organisations.   

«Il y a également une dimension sociale à considérer. On le voit, il y a une certaine tension qui s’installe. La crainte, c’est de savoir comment certaines personnes pourraient réagir avec ces fermetures», s’interroge M. Drouin.   

Par ailleurs, le directeur général du CQCD est d’avis que les grandes chaînes ont aussi un rôle à jouer dans la relance de l’économie. Il concède également qu’il y a un «sentiment d’urgence» pour trouver des solutions afin de mieux protéger et d’aider les détaillants québécois.   

«Est-ce que les commerces (encore ouverts) pourraient avoir une gestion responsable pour certaines catégories de produits ou de services pour permettre une meilleure concurrence?», s’interroge M. Drouin.    

Parmi les scénarios à l’étude, le gouvernement envisage aussi d’ouvrir certains «magasins de proximité», comme les centres de jardinage. 

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a avancé cette semaine qu’il serait possible que certains commerces rouvrent «peut-être même avant» le 4 mai.  

– Avec TVA Nouvelles