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De multiples options sur la table

Les Capitales de Québec jonglent avec divers scénarios pour être en mesure d’offrir du baseball aux partisans

Karl Gelinas
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Vétéran de 13 saisons chez les Capitales de Québec, le lanceur Karl Gélinas a bien hâte de savoir ce qu’il adviendra de la saison 2020 au sein du baseball indépendant professionnel et de la Ligue Frontier.

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 Les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières planchent sur différents scénarios pour sauter sur le terrain cette année.  

Le flou entourant l’annonce de vendredi concernant l’annulation de tous les événements sportifs jusqu’à la fin août n’a rien fait pour diminuer le niveau d’incertitude chez les deux organisations membres de la Ligue Frontier de baseball indépendant. La nouvelle est tombée plus tard que les équipes de sport professionnel seront épargnées par cette mesure tant que les consignes de distanciation physique sont respectées.  

Volonté ferme  

Ce nouveau circuit, né de sa fusion avec la Ligue Can-Am l’automne dernier, compte des équipes dans sept États américains, dont ceux de New York et du New Jersey qui sont durement affligés par la pandémie de la COVID-19.  

Michel Laplante.
Président, 
Capitales
Photo Stevens LeBlanc
Michel Laplante. Président, Capitales

Le président des Capitales, Michel Laplante, a répété en entrevue téléphonique avec Le Journal en début de soirée, vendredi, que les propriétaires avaient la ferme intention d’offrir du baseball à leurs partisans au cours des prochains mois.  

Sous quelle forme ? Le flou demeure entier en raison de la situation à l’échelle nord-américaine qui évolue quotidiennement, mais il semble évident que le scénario d’une saison disputée à huis clos avec la diffusion des matchs sur internet engendrerait des pertes financières importantes.   

« Jamais une ligue ne va aller à l’encontre de la santé publique, sauf que d’un autre côté, on ne doit pas nous couper toutes nos options. On regarde toutes les options, comme de commencer le 15 juin ou le 1er juillet.  

« Quand on parle de garder six pieds (2 m) entre chaque personne, on peut exclure les personnes d’une même famille. On pourrait offrir quatre bancs à une famille et quatre autres à une famille assise à six pieds. Par exemple, on pourrait avoir 250 îlots de quatre à travers le stade. C’est une des 20 options sur la table », a spécifié Laplante, qui attendait avec impatience de consulter la mise à jour du gouvernement au moment de l’entretien.  

Des craintes 

Tout en continuant à s’entraîner avec les moyens du bord chez lui, à Québec, le vétéran lanceur Karl Gélinas garde espoir de monter sur la butte pour une 14e campagne dans l’uniforme à rayures.  

« Je ne suis pas contre l’idée d’une saison écourtée, mais avec les ligues d’hiver et tout, ça peut devenir compliqué pour le recrutement [...] C’est tellement hors de notre contrôle que c’est difficile d’élaborer là-dessus », a reconnu Gélinas au bout du fil.  

Gélinas se demande bien comment la ligue pourra opérer avec la pandémie qui se propage comme une traînée de poudre en sol américain. 

« Ce n’est pas drôle ce qui se passe aux États-Unis présentement. J’ai l’impression que ça va durer plus longtemps qu’au Canada, et de la manière dont je vois ça, je ne vois pas les frontières rouvrir de si peu avec les États-Unis », a-t-il réfléchi à voix haute.  

De son côté, David Glaude, qui a été acquis par les Capitales en novembre dernier dans une transaction avec les Aigles, suit la situation de près. Il garde la tête haute en dépit du climat d’incertitude. 

« La seule chose que je peux contrôler, c’est de continuer à m’entraîner. Si on réussit à jouer, et je parle pour moi, ça va être malade. On aura tellement attendu alors qu’on ne joue pas depuis septembre. Cela dit, on ne peut pas penser trop loin », a dit avec sagesse le joueur d’avant-champ natif de Québec.