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Le Québec va changer: Au moins, la Belle Province s’en tirera mieux

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Le gouvernement québécois devra certes dire adieu à son budget équilibré cette année, mais il devrait s’en tirer beaucoup mieux que son pendant fédéral. 

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D’après les estimations les plus récentes du ministère québécois des Finances, les augmentations des dépenses liées directement à la COVID-19 atteignent actuellement 4 milliards $.  

C’est donc très peu comparativement à Ottawa et modique par rapport à des dépenses budgétaires de 118,5 milliards $ prévues pour 2020-2021.  

Mais, à cet impact s’additionnera aussi une réduction dans les montants perçus de taxes et d’impôts en raison du ralentissement économique. La taille de cette baisse n’a pas encore été divulguée par le ministère des Finances.   

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 Finances saines  

« On avait déjà des finances publiques saines, donc ce faisant, on sera une province qui sera capable de bien s’en sortir », souligne le professeur Luc Godbout, professeur en fiscalité et en finances publiques à l’Université de Sherbrooke.  

Autre point positif, Québec sera encore mieux placé, estime-t-il, pour faire face à l’après-pandémie. « Ça va donner probablement plus de marge de manœuvre au gouvernement québécois pour appuyer les entreprises lors de la relance économique. »  

Pour M. Godbout, la crise actuelle montre l’importance d’une situation financière équilibrée. « Imaginons, dit-il, la même crise au début des années 1990, alors que le Québec avait été décoté trois fois et que les taux intérêt étaient élevés. »    

LA DETTE QUÉBÉCOISE  

2012 : 183 G$  

2013 : 191 G$  

2014 : 198 G$  

2015 : 203 G$  

2016 : 206 G$  

2017 : 203 G$  

2018 : 204 G$  

2019 : 199 G$  

2020 : 197 G$  

2021 : 202 G$*  

* Ne tient pas compte de l’impact de la COVID-19