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CHSLD Herron: deux rapports dans les dernières années

CHSLD Herron: deux rapports dans les dernières années
Joël Lemay / Agence QMI

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Plusieurs plaintes, concernant tant la qualité des soins que le milieu de vie, ont mené le Protecteur du citoyen à mener une enquête au CHSLD Herron, en 2017. Une autre évaluation a été faite en 2019, et le gouvernement n’a pas sonné l’alarme non plus.

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La liste de reproches ayant menée à l’enquête du Protecteur du citoyen laissait craindre le pire. Parmi eux :

  • Manque de suivis médicaux
  • Manque de compétence et de formation du personnel
  • Délais d’assistance à la cloche d’appel ou appels restés sans réponse
  • Limitation quotidienne du nombre de culottes d’incontinence utilisées et choix de produits d’incontinence qui ne sont pas toujours adaptés aux besoins des résidents

Or l’éléphant a accouché d’une souris. Le Protecteur du citoyen a émis cinq recommandations, visant principalement une meilleure communication ainsi que le maintien de personnel suffisant.

Le Protecteur du citoyen demandait également à ce que le processus de plaintes soit plus transparent, neutre et confidentiel.

Il n’y avait pas eu de commissaires aux plaintes pendant plusieurs mois à l’automne 2016 et que celui nommé en janvier 2017 gérait les plaintes de la même façon que la direction le faisait pendant l’intérim.

« Il devra aussi appliquer la procédure d’examen des plaintes dans le respect des droits des résidents et des résidentes afin qu’un climat de confiance s’établisse », souligne le rapport.

Les six membres du comité des usagers avaient par ailleurs démissionné en bloc pendant l’enquête, le 28 février 2017

2019

Le ministère de la Santé et des Services sociaux est retourné à la résidence Herron en 2019 pour une visite d’évaluation.

L’évaluation avait notamment relevé que le CHSLD

  • N’avait pas de programme d’accompagnement en soins palliatifs et de fin de vie
  • N’avait pas de politique de lutte contre la maltraitance
  • Avait mis de côté le comité des usagers, qui n’était pas appelé à donner ses opinions

Encore une fois, des lacunes en ce qui a trait aux communications avec les résidents et leurs familles ont été soulevées. De nouveau, le rapport de 13 pages se concluait par quelques recommandations, sans plus. Parmi elle :

  • offrir annuellement des activités d’information ou de sensibilisation concernant les soins palliatifs et de fin de vie
  • que l'ensemble des informations pertinentes au processus d'accueil soit transmis aux résidents et à leurs proches.
  • Promouvoir les droits des résidents.