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Confinement, jamais sans mon coiffeur

Priscilla Audet
Photo courtoisie

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Plusieurs ont réalisé en ces temps de confinement l’importance capitale de leur coiffeur, coiffeuse ou barbier dans leur vie. À un point tel que certains les supplient de leur faire une coupe à la maison.   

C’est bien sûr interdit par la santé publique, et les professionnels à qui Le Journal a parlé ont résisté aux assauts répétés de leur clientèle désespérée.  

Car le confinement a bel et bien un effet anxiogène chez les gens qui voient leur coupe devenir informe ou leur repousse apparaître et devenir de plus en plus visible.  

«C’est important pour beaucoup de monde. On ne réalise pas à quel point», confie Maryse Francoeur, propriétaire du salon Les Bigoudis. Avant que le salon soit forcé de fermer ses portes, certains de ses clients étaient même prêts à mentir sur leurs déplacements à l’étranger afin de ne pas se faire refuser de rendez-vous.  

Clientes esseulées  

Depuis que la pandémie a frappé, Maryse sait que plusieurs clientes, pour qui le rendez-vous chez la coiffeuse était une occasion de socialiser, se trouvent esseulées. Priscilla Audet, du Fameux Salon, tient, quant à elle, à garder le contact avec sa clientèle et répond aux questions par l’entremise de Facebook Live. «Il y a du désarroi. Plusieurs clients s’inquiètent aussi pour nous! Je les rassure.»  

Et l’angoisse n’est pas réservée qu’aux femmes. Maxime Bellemare, alias Max le barbier, propriétaire de KRWN, dit que ses barbiers se faisaient «harceler» pour réaliser des coupes à la maison. «Quand on a des habitudes, on a de la misère à s’en défaire. Les gars sont pris au dépourvu.» Le lent dépérissement de leur style capillaire a l’effet d’une perte de contrôle qu’ils ont de la difficulté à accepter, témoigne Max.  

 5 conseils de Priscilla et Maryse pour les femmes  

1. Les colorations de pharmacie, c’est non! Le résultat risque de ne pas être à la hauteur et le produit pourrait abîmer les cheveux si on ne l’applique pas correctement.   

2. Pour la repousse, utiliser un aérosol professionnel cache-repousse. Si on n’en a pas, l’ombre à paupières peut «maquiller» le cheveu de façon temporaire.  

3. Sinon, on attend. On porte un chapeau, un bandeau ou on coiffe nos cheveux différemment.  

4. Espacer les lavages. La quarantaine est le moment idéal pour donner une pause à notre chevelure. On met de côté le fer à friser, le fer plat et le séchoir.  

5. On évite de toucher à la coupe, et encore moins à la frange, et surtout pas avec des ciseaux de cuisine. «La patience est de mise. Ça va vous faire encore plus nous apprécier», lance Maryse avec un clin d’œil.  

5 conseils de Max pour les hommes   

Priscilla Audet
Photo courtoisie

1. On utilise une tondeuse (clipper) plutôt que des ciseaux.  

2. Il vaut mieux ne pas être trop téméraire et ne pas couper trop court. Max recommande plutôt d’utiliser un guide numéro 2 (6 millimètres) au plus court.  

3. À moins de vouloir en profiter pour changer complètement de style, on ne coupe pas les cheveux du dessus de la tête.  

4. Si possible, on demande de l’aide, particulièrement pour l’arrière. L’idée est de tirer une ligne du derrière de l’oreille jusqu’au bas de la nuque et de le faire de façon symétrique pour les deux côtés. Ensuite, on rejoint les deux lignes avec une ligne horizontale au bas de la nuque.  

5. Pour ceux qui hésitaient à utiliser un masque colorant pour camoufler les cheveux et poils gris, c’est le temps de l’essayer. On peut en trouver en pharmacie.