/news/society
Navigation

Le coiffeur rase sa barbe pour retravailler à l’hôpital

Le Longueuillois avait déjà travaillé 15 ans dans le milieu de la santé

À gauche, Guillaume Patenaude lors de sa formation à l’hôpital la semaine dernière. À droite, en novembre, alors qu’il arborait une longue barbe en coiffant un client.
Photos courtoisie À gauche, Guillaume Patenaude lors de sa formation à l’hôpital la semaine dernière. À droite, en novembre, alors qu’il arborait une longue barbe en coiffant un client.

Coup d'oeil sur cet article

Un barbier de Longueuil a décidé de raser son imposante barbe pour enfiler un masque et un uniforme de préposé aux bénéficiaires plutôt que de rester chez lui à ne rien faire en attendant que passe la crise.

« Je ne voulais pas rester les bras croisés alors que j’avais les aptitudes et la formation pour venir aider », philosophe Guillaume Patenaude. 

Le gérant du salon de barbier La Maison privée DIX30 est en arrêt de travail forcé depuis le 17 mars, car son entreprise n’est pas considérée comme un service essentiel.

Vendredi, l’homme de 40 ans est donc retourné dans le milieu hospitalier comme préposé aux bénéficiaires, carrière qu’il a menée pendant 15 ans.

« Tout le monde s’entraidait beaucoup et j’ai été impressionné par le leadership que j’ai vu sur le terrain », a-t-il raconté quelques minutes après son premier quart de travail à l’hôpital Charles-Le Moyne de Longueuil.

Plusieurs tâches

Pendant ses huit heures au boulot, il a aidé les patients à se rendre à la salle de bain en plus d’apporter leur nourriture, a rempli les armoires de literie et aidé les infirmières dans leurs tâches.

Depuis environ cinq ans, Guillaume Patenaude se laissait pousser une barbe touffue. Lorsqu’il a décidé de retourner comme préposé aux bénéficiaires, il a dû la raser afin de respecter les mesures d’hygiène.

« C’était comme si je me jetais dans l’eau froide, image-t-il. Je l’ai fait subitement, sans trop réfléchir.  

« Lorsque j’ai fini de me raser, c’était la fin du monde. Carrément ! C’est une partie de moi qui disparaissait », ajoute-t-il.

Imiter son geste

Celui qui redeviendra barbier une fois que la crise sera terminée assure qu’il n’a pas quitté le domaine hospitalier parce qu’il s’en était lassé, mais parce que l’appel des ciseaux était devenu sa nouvelle passion.

« Je suis parti la tête haute et j’y reviens de la même manière », affirme-t-il.

« Le système de la santé a besoin de renfort en ce moment et je suis fier de pouvoir aider. Si mon geste peut faire la différence en inspirant d’autres personnes à faire comme moi, alors j’aurai apporté ma contribution », conclut-il.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.