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Télétravail: Travailler à la maison selon...Charles Lafortune

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Photo courtoisie Charles Lafortune dans son bureau à la maison.

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Habitué à composer avec des journées professionnelles chargées, l’animateur et producteur Charles Lafortune a dû s’adapter et s’équiper depuis qu’il est confiné chez lui, comme des millions de Québécois. Même à la maison, il ne chôme pas...

Bonjour, Charles, vous devez avoir un horaire assez rempli en ce moment...

« J’ai l’impression que je travaille plus fort à la maison qu’au bureau ! (rires) »

Le télétravail, ça se passe assez bien ?

« Oui, je découvre toutes les applications de télétravail qui existent. De Google Hangouts à Microsoft Teams, à Zoom, à Skype, à Messenger... Je pense que je les ai toutes installées sur mon ordinateur ! Mais on vit tous la même affaire [...] Je pense qu’il y a beaucoup de gens, après, qui vont vouloir réviser leur loyer : a-t-on vraiment besoin d’avoir des bureaux comme ça ? Vu que la majorité de ma job, c’est d’être producteur exécutif au contenu chez Pixcom – je dis toujours que La Voix, c’est mon sideline en termes de temps –, je suis en développement et en production. On est beaucoup dans les textes de La faille 2, entre autres, et d’autres projets qu’on développe. »

Avez-vous trouvé des ressources insoupçonnées en vous depuis que vous travaillez à la maison ?

« Je trouve que le télétravail, ça aide. D’ailleurs, j’ai demandé à ma gang de se faire des meetings où on se voit, ce qui oblige les gens à s’habiller et à prendre leur douche. Parce qu’il y a un danger qu’on vit tous là-dedans : de ne pas avoir de structure. On a l’impression d’être toujours en fin de semaine [...] Habillons-nous comme si nous allions au bureau, asseyons-nous et organisons-nous un meeting pour partir nos journées. J’ai besoin d’une structure, sinon je vais m’éparpiller et je vais juste avoir le goût d’avoir 13 ans et de jouer à la Xbox. »

Est-ce que c’est facile d’avoir de l’entrain le matin, au réveil ?

« Oui, parce qu’on garde mon fils dans une routine. C’est important pour lui. Je mets le cadran à 7 h, la douche, je m’habille, le déjeuner, on part les activités. [...] L’autre chose, c’est que je me suis commandé un ring d’éclairage. Je suis comme un youtubeur... Je me suis installé ça dans mon bureau parce que je suis un peu à contre-jour, il y a une fenêtre derrière moi et on ne me voyait pas... J’avais des directs à faire pour La Voix à Salut Bonjour. Aussi, le gouvernement du Québec m’a demandé de faire quelques messages – j’en ai fait un à la radio, un à la télé et je viens d’en faire un pour le web – pour les gens vivant avec un enfant autiste à la maison. Quand on me le demande, je dis oui. Je n’ai pas de plan de carrière autour de la COVID-19 ; le peu que je peux faire, bien humblement, c’est d’être une courroie de transmission. Je ne suis pas ministre, je ne suis pas médecin, je veux le faire sur un ton qui n’est pas moralisateur. 

« Quand tu m’as téléphoné, j’étais dans le hall d’entrée parce que je trouvais que la lumière était bonne, avec mon ring, mon téléphone. Et je me suis acheté un petit micro Shure pour brancher dans le iPhone. Je suis équipé ! À la fin de ça, on va se dire : coudon, on est-tu obligé d’aller en studio ? »

Pour vous, quels sont les principaux aspects positifs du confinement ?

« On a un temps d’introspection et un temps pour se retrouver en famille. On a aussi une pensée collective à se dire : qu’est-ce qui nous est cher et important ? Ça met la lumière sur combien on est liés les uns aux autres. Hier, j’écoutais un show d’une ancienne de La Voix, Mélissa Ouimet, et son chum, Bruno Labrie, qui faisaient ça dans leur salon. À un moment donné, on était 600 à regarder, et c’était des demandes spéciales... Il y a une espèce de communion. C’est bizarre : c’est comme s’il fallait avoir une grande distanciation sociale et en même temps, on se rend compte combien on est solidement interconnectés, combien les choses qui nous apparaissaient banales nous sont devenues précieuses... »