/news/currentevents
Navigation

COVID-19: les salles d’audience virtuelle ouvertes dans les prochains jours

Coup d'oeil sur cet article

La Cour supérieure du Québec offrira dans les prochains jours deux salles d’audience virtuelle qui permettront de traiter un plus grand nombre de dossiers que ceux qui l’étaient actuellement et qui étaient considérés comme urgents.  

• À lire aussi: COVID-19: un casse-tête au niveau de la technologie 

• À lire aussi: COVID-19: la justice sera centralisée 

L’honorable Catherine La Rosa, nommée juge en chef associée à la Cour supérieure du Québec à l’automne dernier, était on ne peut plus fière, lundi, de faire savoir que la Cour pourra désormais traiter un plus grand nombre de dossiers. 

Depuis le début de la pandémie et, surtout, depuis le début des mesures de confinements prises par le gouvernement Legault, seules les affaires considérées comme urgentes pouvaient encore être traitées. 

Or, avec «l’ouverture de ces deux salles», ce sont une trentaine de dossiers de plus par semaine qui pourront être entendus par les juges de la Cour supérieure. 

La justice au 21e siècle 

Citant la Dre Caroline Quach, la juge en chef associée, a mentionné qu’en matière de justice, on construisait là aussi l’avion pendant qu’il volait et que, bien que ce ne soit pas si simple, c’était excessivement stimulant. 

«On crée quelque chose de nouveau et si des événements comme celui que l’on vit présentement apporte son lot de problèmes, il fait aussi ressortir ce que l’on peut faire de mieux», a dit la juge La Rosa lorsque jointe par Le Journal en ajoutant que la pandémie actuelle, bien qu’horrible, avait fait entrer la justice «au 21e siècle». 

Il y a deux semaines, un premier procès entièrement virtuel a eu lieu à Trois-Rivières. Le juge, son adjointe, les parties et les avocats étaient tous chez eux ou à leur bureau et ce fut une réussite. 

Via un système sécurisé, toutes les personnes impliquées pouvaient se voir et s’entendre, dans cette «salle d’audience virtuelle».  

«En début de semaine, une vingtaine d’ordinateurs ont été envoyés aux adjointes des juges et désormais, comme en salle de cour habituelle, les débats pourront être enregistrés et toutes les personnes impliquées vont pouvoir se voir et se faire entendre en étant à l’extérieur des salles», a-t-elle mentionné. 

Règlement à l’amiable réactivé 

Dès le mois de mai, la Cour entend aussi réactiver le processus de règlement à l’amiable et plusieurs juges seront affectés à ces dossiers pour rattraper le retard qui se sera accumulé. 

«Il reste maintenant à trouver des façons de faire dans les dossiers d’ordonnance de soins. Lorsque la personne se trouve à l’hôpital, c’est plutôt simple, on traite les dossiers par visioconférence, mais lorsque la personne est en CHSLD, c’est plus compliqué en raison du manque de technologie», a-t-elle dit. 

«Il y a toujours le téléphone, même si ce n’est pas l’idéal... mais, en même temps, entre rien et quelque chose, c’est mieux le téléphone que rien du tout. Je suis toutefois confiante qu’on va trouver une solution et que de tous ces changements, plusieurs vont demeurer après la crise», a-t-elle dit en terminant.