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COVID-19: inquiétude chez les coiffeurs et les esthéticiennes

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SAGUENAY | Si les garages ont rouvert leurs portes mercredi matin, l'incertitude perdure pour les coiffeurs, coiffeuses et esthéticiennes.

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Ces travailleurs sont dans le néant et ont peur d’être oubliés.

Québec a ordonné qu’ils cessent leurs activités le 22 mars dernier. Le 6 avril, le premier ministre François Legault a affirmé lors de son point de presse quotidien que la consigne du deux mètres de distance entre les personnes devra demeurer en vigueur pendant des mois au Québec.

«C'est vraiment long et nous sommes inquiets», affirme Daniel Simard, copropriétaire du salon Airelle coiffure. Lui et ses collègues se demandent quand ils pourront reprendre le travail et surtout, dans quelles conditions ils pourront exercer leur métier qui implique une proximité physique avec la clientèle.

«Il faut toucher. On ne peut pas coiffer avec des gants. On ne peut pas faire de mise en plis avec des gants», cite en exemple Daniel Simard.

Dany Dumais, de la Clinique d’esthétique Mademoiselle, se spécialise en soins de la peau. Elle craint que les personnes qui œuvrent dans l’industrie de la coiffure et de l’esthétique soient parmi les dernières à retourner au boulot.

«La durée pendant laquelle nous serons fermés, ça devient une inquiétude. (...) On ne sait tellement pas à quoi s’en ternir. La situation change tous les jours», dit-elle.

Dommages collatéraux

Si la situation perdure encore longtemps, certains salons risquent de fermer définitivement leurs portes.

«Je pense qu'il y a des salons qui ne seront pas capables de passer à travers», tranche Catherine Morissette, du salon Le Petit Paris coiffure. Elle est aussi mairesse de la municipalité de Saint-David-de-Falardeau.

«Nous avons des investissements et ça ne pourra pas dormir comme ça longtemps. Il va falloir un moment donné que ça recommence», souhaite Daniel Simard.

La perte de clients est aussi anticipée par les spécialistes en soins personnels. «Tu vas avoir une partie de la clientèle qui va dire, moi, les cheveux gris, ça me va. Si tu en perds 4-5, c'est 4-5 teintures de moins par mois», indique Catherine Morissette.

Des liens précieux

Malgré toutes les inquiétudes qui persistent, une chose est sûre: les coiffeurs, coiffeuses et esthéticiennes ont hâte de retrouver leur routine quotidienne et leur clientèle avec qui ils entretiennent des liens privilégiés.

«Chez le coiffeur, on vient chercher de l'écoute, on vient chercher des conseils et on vient chercher aussi du réseautage», conclut Daniel Simard.

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