/news/education
Navigation

Un dirigeant de Concordia nommé premier recteur de l'Université de l'Ontario français

Un dirigeant de Concordia nommé premier recteur de l'Université de l'Ontario français
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

L'Université de l'Ontario français commence à prendre forme. 

Le doyen de la Faculté des arts et des sciences de l'Université Concordia à Montréal, André Roy, a été nommé mercredi au poste de recteur de l’établissement qui devrait accueillir ses premiers étudiants en septembre 2021, à Toronto. 

«L'ambition et la pertinence de l'Université de l'Ontario français représentent une occasion en or de faire rayonner la francophonie – une cause dont j'ai toujours fait la promotion durant ma carrière», a-t-il affirmé par communiqué. 

M. Roy a été professeur à l’Université de Montréal de 1982 à 2011, ainsi que vice-doyen à la recherche de la Faculté des arts et des sciences de 2006 à 2008. Il a poursuivi sa carrière en Ontario en devenant doyen de la Faculté de l'environnement de l'Université de Waterloo en 2011. Il est ensuite revenu à Montréal, à Concordia, en 2014. 

«Nous sommes choyés et honorés de pouvoir compter sur le leadership inspirant, l'expertise et la vision avant-gardiste d'André Roy à titre de recteur pour notre institution», a précisé Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français. 

Cette nomination survient après la conclusion, en janvier, d’une entente entre le gouvernement de l’Ontario et Ottawa pour le financement de cet établissement cher aux quelque 620 000 Franco-Ontariens. Au total, 126 millions de dollars seront investis sur huit ans par les gouvernements fédéral et ontarien. 

Ottawa versera ainsi 63 M$ sur cinq ans pour que le projet se concrétise. L’Ontario prendra ensuite le relais et versera «au minimum une somme identique à compter de 2023-2024». 

Les premières cohortes d’étudiants sont attendues en septembre 2021 dans le centre-ville de Toronto. Deux sites sont prévus, dont l'un sera temporaire, au cours des deux premières années. 

Peu d’inscriptions sont attendues au départ, mais jusqu’à 1500 étudiants devraient être admis en 2026-2027. 

L'université est née dans la controverse puisque le gouvernement conservateur ontarien de Doug Ford avait voulu abolir le projet lancé par ses prédécesseurs, les libéraux provinciaux. Sous la pression du fédéral qui était prêt à se commettre financièrement, des Franco-Ontariens et du Québec, il avait finalement reculé pour donner le feu vert au projet.