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Les écoles ont besoin d'«au moins» un mois pour préparer le retour en classe

classroom of a daycare center without children and teacher
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Un retour en classe ne pourra pas se faire du jour au lendemain, préviennent les directeurs d’école, qui affirment avoir besoin d’un délai «d’au moins» un mois pour s’y préparer.  

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«Peu importe quand ils vont décider de rouvrir les écoles, si on veut bien organiser les choses, ça va prendre au moins un bon mois, c’est sûr», lance Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

  • Écoutez l'entrevue de Nicolas Prévost avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

  

Vendredi dernier, le premier ministre François Legault a créé la surprise en affirmant qu’un retour en classe avant le 4 mai n’était pas exclu, suscitant une vague d’inquiétude chez des parents et des enseignants.  

À la fin mars, le gouvernement Legault avait plutôt décrété que les écoles resteraient fermées jusqu’au début mai en raison de la COVID-19.  

Questions sans réponses  

Or, avec tous les chambardements en cours et d’éventuelles mesures sanitaires à mettre en place, il est impensable d’envisager un retour à l’école dans un délai de deux semaines, prévient le président de la FQDE.   

D’où l’importance de démarrer rapidement les travaux de comités de travail qui doivent se pencher sur ces différents enjeux au cours des prochaines semaines. «Ces travaux-là auraient déjà dû débuter», dit M. Prévost.  

Avant même d’aborder les enjeux entourant la réouverture des écoles, il en reste plusieurs à éclaircir, ajoute-t-il : «Juste de gérer la période de fermeture, on en a plein les bras. On a tellement de questions sans réponses.»  

À la Fédération des syndicats de l’enseignement, on estime aussi qu’il est «urgent» de déterminer «comment on va articuler la suite des choses». En temps normal, le personnel scolaire est déjà à pied d’œuvre pour préparer l’année scolaire à venir, souligne sa présidente, Josée Scalabrini.  

«Ça presse qu’on s’assoie et qu’on commence à regarder ces balises-là, qu’on priorise des priorités, dit-elle. Il y a des feux partout. Il faut sécuriser les familles, le personnel, il faut préparer un retour dans nos établissements et une prochaine année scolaire.» 

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