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Elle entame son combat contre le cancer en pleine pandémie

Des proches de Marilynn Clément lancent une campagne de sociofinancement

Journaliste
Photo courtoisie Les proches de Marilynn Clément en appellent à la générosité des gens pour soutenir leur amie, cette maman monoparentale atteinte d’un cancer de stade 3.

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Les proches d’une mère monoparentale qui devra entamer en pleine pandémie son combat contre le cancer se sont mobilisés pour lui venir en aide, psychologiquement et financièrement. 

Le mois dernier, Marilynn Clément recevait un diagnostic de cancer colorectal de stade 3. Dès lundi, la femme de 38 ans entamera seule ses quatre premiers mois de chimiothérapie. Après quoi elle devra se rendre à l’hôpital chaque jour, pendant cinq semaines, pour des séances de radiothérapie et de chimiothérapie, avant d’être opérée. 

Le combat s’annonce donc long pour la maman d’Alycia, 11 ans, et de Samaël, 8 ans, propriétaire d’une petite maison et d’un ranch à l’Épiphanie, dans Lanaudière. «Il me reste une semaine avant de débuter mes traitements. C’est une semaine pour faire le plus d’ouvrage possible, avant de ne plus être capable», expose Mme Clément, qui s’est notamment mise à cuisiner une foule de repas à congeler en vue de la suite. 

Car pandémie oblige, l’aide sera difficile à obtenir durant sa lutte. «C’est sûr que j’ai des voisins très proches qui peuvent se déplacer pour m’aider pour les chevaux. Mais avec le confinement, c’est dur à dire pour le moment. On y va au jour le jour, je ne sais pas comment je vais réagir aux traitements non plus», souligne-t-elle. 

Objectif: 30 000$ 

Ébranlés par la situation, deux couples d’amis de Marilynn Clément – Nadia Harvey et Alexandre Proulx, Emmy-Julie Bouchard et Jean-Marc Jubinville – ont lancé une campagne de sociofinancement sur la plateforme Go Fund Me. Objectif: amasser 30 000$ pour s’assurer que leur proche et sa famille ne manqueront de rien.   

Car comme bien des Québécois en ces temps de COVID-19, Marilynn Clément, qui travaillait comme dessinatrice dans une boîte d’arpenteurs-géomètres, s’est retrouvée au chômage. 

«On veut l’aider. On veut s’assurer qu’elle soit correcte pour une année avec la maison, l’hypothèque, les comptes, les taxes, le stationnement à l’hôpital», énumère Nadia Harvey, qui entend d’ailleurs faire des démarches auprès du maire de l’Épiphanie pour avoir son soutien dans leur collecte de fonds. 

Affiches surprises 

Les proches de Mme Clément ont même accroché des mots d’encouragement aux quatre coins de son écurie.
Photo courtoisie
Les proches de Mme Clément ont même accroché des mots d’encouragement aux quatre coins de son écurie.

À cette initiative financière s’est ajouté un grand geste de solidarité et d’amour envers la jeune maman, isolée avec ses gamins. Ses amis se sont rendus sur son terrain en pleine nuit vendredi, afin d’épingler des mots d’encouragement aux quatre coins de son écurie. Un «donateur anonyme» lui a aussi laissé un panier rempli de légumes, le lendemain. Tout ça, en respectant les règles de distanciation sociale, assurent les responsables. 

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«Ma gang de tannants, pouffe Marilynn Clément en riant. Ils sont venus en ninja! C’est sûr que c’est une super belle surprise. Ça fait chaud au cœur quand on voit de belles attentions comme ça. Je l’ai toujours dit: j’ai les meilleurs amis du monde.» 

Posée, Mme Clément envisage maintenant les prochaines étapes avec positivisme et lucidité. «Je n’ai pas de regret dans ma vie. Mais c’est sûr que s’il me reste plus ou moins cinq ans, quand je me mets à penser aux enfants, j’ai le cœur complètement déchiré. J’aimerais dire dans 40 ans que j’ai passé au travers», termine-t-elle.