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Pas un sou pour les entreprises qui profitent des paradis fiscaux, demande QS

Pas un sou pour les entreprises qui profitent des paradis fiscaux, demande QS
Photo Simon Clark

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Le gouvernement du Québec doit emboîter le pas à certains pays comme le Danemark en excluant toutes les entreprises qui ont recours aux paradis fiscaux de ses programmes d’aide, demande Québec solidaire (QS).

Plus précisément, le parti d’opposition demande au gouvernement de François Legault de resserrer les critères d’admissibilité de ses programmes d’aide pour s’assurer que les entreprises qui ont des filiales dans des paradis fiscaux reconnus n’y aient pas droit.

Selon le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, le gouvernement « a la responsabilité d’envoyer une bouée de sauvetage » aux citoyens et entreprises dans le besoin, mais pas aux « joueurs qui ne respectent pas les règles du jeu » en cachant leurs avoirs dans ces pays.

« Ces entreprises-là ne devraient pas recevoir un sou de l'argent des contribuables », affirme-t-il dans un communiqué publié lundi.

Selon le rapport 2017 de l'organisme « Canadians for Tax Fairness », plusieurs fleurons de l'économie québécoise ont eu recours à des paradis fiscaux pour fuir leurs responsabilités fiscales, notamment Saputo, BMO, Power Corporation, Dollarama et Couche-Tard, rappelle QS.

« Chaque année, le Québec est privé de 800 millions de dollars, qui s'en vont directement dans les paradis fiscaux. C'est 800 millions qu'on a en moins pour investir dans nos hôpitaux, dans nos écoles ou dans nos CHSLD », précise le porte-parole du parti matière de fiscalité, Vincent Marissal.