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COVID-19: six fois où le message ne s’est pas rendu au réseau de la santé

Francois Legault covid 19
Photo Simon Clark Depuis le 12 mars dernier, le premier ministre François Legault tient des points de presse en compagnie du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, et de la ministre de la Santé, Danielle McCann. Sur la photo, le trio lors du point de presse d’hier.

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À plusieurs reprises depuis le début de la crise sanitaire, les directives de Québec n’ont pas trouvé écho sur le terrain. Parallèlement, les témoignages des travailleurs diffèrent souvent du portrait brossé par le gouvernement. À travers la «machine» gouvernementale, les communications sont parfois difficiles.  

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Équipement de protection pour tous ?  

Des employés ont confié à plusieurs reprises aux médias qu’ils manquaient de matériel de protection, particulièrement de masques. Pourtant, même si Québec a frôlé la rupture de stock, le premier ministre assure que l’équipement est toujours demeuré disponible. «Je voyais encore en fin de semaine que certaines résidences disaient qu’il manquait de matériel de protection. Il n’y a pas de raison à ça, on a assez de matériel de protection», a de nouveau déclaré François Legault, lundi.   

Pas de tests systématiques  

Il y a près de deux semaines, François Legault annonçait que Québec lançait une opération pour «tester systématiquement tout le monde dans les CHSLD», incluant les employés. Quelques jours plus tard, la direction de la santé publique contredisait le premier ministre et annonçait que les résidences aux prises avec une éclosion ne testeraient que les 2 à 5 premiers patients qui présenteraient des symptômes, pour conserver le matériel nécessaire pour les tests.   

Quant aux employés, malgré une directive du ministère, ils ne sont pas davantage testés systématiquement. Au Manoir St-Patrice, un CHSLD de Laval, un premier cas de COVID-19 a été déclaré jeudi dernier. Pourtant, l’établissement affilié au CISSS de Laval ne testera pas tous les employés.     

— Avec Maude Ouellet  

Des inspections partout?  

Dans la foulée de la scène d’horreur découverte à la résidence Herron, le premier ministre Legault annonce, le 13 avril, que Québec «va aller inspecter toutes les résidences publiques et privées, CHSLD, RPA, RI».    

Le lendemain, il déclare aux journalistes incrédules «qu’on a terminé la visite des 2600 résidences».    

Vérification faite par Le Journal, l’inspection était toujours en cours.    

M. Legault a plaidé un problème de communication.    

«On m’a précisé que tous les CHSLD publics ont été visités. Les autres sont en train d’être visités», a-t-il expliqué.   

Y’a quelqu’un au bout du fil?  

Le 8 avril, M. Legault annonce que chaque CHSLD désignera une personne responsable de mettre en contact les résidents confinés et leurs familles. Cinq jours plus tard, il est toutefois obligé de réitérer sa demande, devant les témoignages de citoyens incapables de joindre leurs proches. «J’ai demandé aussi, d’une façon très claire, là, qu’il y ait une personne, pour chaque résidence, qui soit désignée pour faire le lien avec les familles», réitère le premier ministre. Le lendemain, il affirme que «95 % des établissements ont appelé les familles».   

Pas encore le go pour les proches aidants  

François Legault et le Dr Horaccio Arruda ont annoncé que certains proches aidants pourront venir en aide aux membres de leurs familles dans les établissements dès le 16 avril. À Montréal, la directrice régionale de la santé publique a pourtant mis un moratoire sur leur retour dans les résidences, en raison de l’éclosion importante dans les CHSLD de la région.   

Des primes toujours attendues  

À l’instar des autres professionnels du réseau de la santé, Québec a offert aux préposés aux bénéficiaires du réseau privé une bonification de leurs salaires durant la crise. «C’est donc une prime temporaire de 4 $ par heure travaillée que nous allons leur offrir, et cette prime sera rétroactive au 13 mars dernier», déclarait la ministre Danielle McCann. Lundi, pourtant, l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec révélait que le montant n’a toujours pas été versé. L’absence de cette prime complique la rétention du personnel dans un environnement de travail pris d’assaut par le virus, explique l’ARIHQ. 

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