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COVID-19: des professeurs et des chauffeurs d’autobus inquiets de la réouverture des écoles

Bloc école
Photos d'archives, Daphnée Dion-Viens

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Des syndicats de professeurs et de chauffeurs d’autobus scolaires inquiets pour la santé de leurs membres les plus âgés veulent rapidement des précisions sur le plan de réouverture des écoles qui doit être présenté la semaine prochaine par Québec.  

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«Le premier ministre Legault n’a pas idée de l’incertitude et des inquiétudes qu’il a provoquées dans le milieu de l’éducation au Québec en annonçant la réouverture graduelle des établissements scolaires, dans certaines régions», a affirmé le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Malette, dans un communiqué diffusé mercredi.     

  • ÉCOUTEZ Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement, à QUB radio:   

Un peu plus tôt, lors du point de presse quotidien des autorités gouvernementales, François Legault a indiqué qu’il présenterait un plan de réouverture des écoles la semaine prochaine. Cette réouverture pourrait se faire par région et les parents ne seront pas obligés d’envoyer leurs enfants à l’école, a-t-il précisé.    

Or, les enseignants ignorent toujours ce qu’ils devront faire lors de ces journées d’école au moment où l’évaluation annuelle des élèves approche, fait valoir la FAE.    

Le syndicat insiste pour être consulté à propos du plan de réouverture que présentera Québec.    

«Le premier ministre Legault et la Direction de la santé publique doivent s’appuyer sur l’expertise des milliers de profs. Il est hors de question que nous acceptions d’être considérés comme de simples exécutants», a martelé Sylvain Mallette.    

De son côté, le syndicat des Teamsters, qui représente les chauffeurs d’autobus scolaires, dit craindre que la santé de ses membres soit mise à risque. Si la COVID-19 semble épargner les plus jeunes, ce n’est pas le cas pour les personnes plus âgées.    

  • ÉCOUTEZ Luc Lafrance, président directeur-général de la Fédération des Transporteurs par Autobus, à QUB radio:

«Les risques [que des chauffeurs d’autobus scolaires] puissent contracter le virus et être gravement malades est une perspective qui ne leur plaît évidemment pas. Par conséquent, plusieurs d’entre eux pourraient être tentés de ne pas reprendre le travail», a indiqué le syndicat des Teamsters.    

Comment s’assurer qu’une distance de deux mètres soit aussi respectée entre les enfants dans un autobus scolaire, se questionne-t-on.