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L’entraîneur Étienne Couture quitte le Rouge et Or

Étienne Couture
Photo courtoisie, Rouge et Or Yan Doublet En 14 ans, Étienne Couture a mené le Rouge et Or à trois titres nationaux (2007, 2008 et 2017) et à 17 bannières provinciales.

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Étienne Couture a remis sa démission comme entraîneur-chef du programme de badminton du Rouge et Or de l’Université Laval après une association de 14 ans.

« Nous avions des visions trop différentes et je ne pouvais pas aller dans la direction que le conseil d’administration voulait nous amener, a expliqué Couture qui a signifié son départ le 16 mars. On a fait mon éloge pour la structure mise en place et je proposais quelque chose d’encore plus performant en séparant les volets sportif et administratif. Pour sauver l’environnement des athlètes, c’était mieux que je parte au lieu de défaire ce que j’avais construit. J’avais l’impression de revenir à mes premières années en 2006 et de faire un retour en arrière. »

Couture voulait greffer un directeur administratif et des adjoints à la structure. « Je voulais un adjoint qui aurait des conditions raisonnables et qui par le fait même aurait l’autonomie de prendre des décisions et de porter des projets, notamment l’organisation de compétitions, a souligné Couture. Le « one man show » n’est pas le meilleur moyen pour encadrer un club sportif. À mon avis, le rôle d’un entraîneur en est un de designer d’environnement. À Laval, l’équipe de badminton c’était moi. Il manquait une pancarte lors d’une compétition et on se tournait vers moi. » 

Conscient de la réalité financière du conseil d’administration, l’entraîneur était prêt à accepter une baisse salariale pour permettre l’embauche d’un adjoint. « Je leur avais proposé de réduire mon salaire de 50 pour cent. D’un autre côté, j’allais travailler quatre journées au lieu de cinq et j’allais combler une partie de la différence en travaillant comme pharmacien. Tout ce qu’ils ont vu, c’est que je voulais travailler moins. C’était normal de faire des semaines de 70-80 heures à mes débuts, mais ce n’est pas viable à long terme à moins de miser sur un modèle d’affaires qui mise sur un jeune entraîneur sans enfants. »

Pas irremplaçable

Jean-Noël Corriveau confirme que la tâche de travail était au cœur du litige. « Étienne voulait réduire de beaucoup son implication dans le coaching et le conseil d’administration ne voulait pas, a mentionné le coordonnateur du programme d’excellence du Rouge et Or. L’an dernier, on avait fait un bout en donnant une partie des tâches administratives à un adjoint. Quant à la subvention de Badminton Québec que l’on aurait perdue en partie en raison du changement de statut de l’entraîneur-chef, ce ne fut pas un facteur majeur, mais cela a fait partie de la discussion. Nous allons conserver la structure qui comprend l’intégration des jeunes du sport-études. Tout le monde est déçu du départ d’Étienne, mais personne n’est irremplaçable. »