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Réouverture graduelle des écoles: un défi logistique

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Le gouvernement du Québec annonçait mercredi la réouverture graduelle des écoles dans les régions les moins touchées par la COVID-19, comme le Bas-Saint-Laurent.

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Mais beaucoup de questions demeurent sans réponse concernant le retour en classe.

«Non, ma fille ne servira pas de cobaye au détriment de sa santé», a écrit Annie Saindon.

«Ce n’est pas en restant enfermé à la maison que nous allons [devenir] immunisés contre la COVID», a pour sa part soutenu Martine Dubé.

De leur côté, les commissions scolaires assurent qu’elles seront prêtes.

«On s’attend à ce que ce ne soit pas simple», a lancé Bernard D’Amours.

Le directeur général de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs mentionne que son équipe de direction s’est mise au travail dès la première heure, jeudi, pour préparer les réouvertures, mais elle attend toujours des directives claires du ministère de l’Éducation sur la façon de procéder.

«À savoir la logistique, les ressources matérielles, le transport scolaire, les services pédagogiques, la santé et l’hygiène. Nous avons plein de défis. Les prochains jours seront très occupés», a dit M. D’Amours.

Et les professeurs?

«Les enseignants s’ennuient des élèves, ils s’ennuient de leur travail. Ils ont hâte que le quotidien reprenne. Mais on veut leur donner les bonnes conditions pour revenir en classe», a indiqué Natasha Blanchet, présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage.

Le premier ministre François Legault a spécifié que les parents ne seront pas obligés de retourner leurs enfants en classe. Impossible pour l’instant de savoir si les professeurs auront le choix ou non de retourner à l’école.

«On a des enseignants qui ont des problématiques de santé, on a des enseignants qui prennent soin de leurs parents vieillissants, qui sont proches aidants, ou qui ont plus de 60 ans. Est-ce qu’on va les mettre en danger de contracter le virus?» a demandé Natasha Blanchet.

Québec doit présenter son plan la semaine prochaine. Les commissions scolaires auront deux semaines pour le mettre en place.