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Les restos veulent vendre du vin et de la bière à emporter

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Craignant l’impact de l’après-COVID-19, l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) est d’avis que certains restaurants devront revoir leur modèle d’affaires. L’une des options proposées est qu’ils puissent vendre du vin et de la bière à emporter, et ce, sans avoir à vendre un repas.

Au cours des derniers jours, l’ARQ a transmis à ses membres une liste de recommandations pour la relance de l’industrie de la restauration.

Dans le document de 14 pages, dont Le Journal a obtenu une copie, on peut lire que l’Association propose aux restaurateurs différentes solutions pour compenser la baisse d’achalandage dans les salles à manger, dont devenir des cavistes ou d’offrir des plats prêts-à-manger à la vente au détail.

L’ARQ précise que le gouvernement devra toutefois assouplir certaines lois et certains règlements en vigueur pour permettre à l’industrie de devenir « une extension » du réseau de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Similaire aux agences

L’ARQ, qui compte plus de 5500 membres, est d’avis que les restaurateurs pourraient jouer un rôle similaire aux agences d’importation de vins. 

L’organisation concède que cette proposition peut sembler une attaque au monopole de la SAQ, mais elle répond « qu’il s’agit uniquement d’une perception ». Elle ajoute que les produits offerts par les restaurateurs pourraient être complémentaires à ceux de la SAQ, « tout en percevant la même majoration que les produits en succursales ».

Pour la bière, l’Association affirme que cela pourrait donner un coup de pouce aux microbrasseries locales.

Précisons que depuis 2010, les restaurateurs peuvent vendre du vin ou de la bière à emporter, ils doivent toutefois également vendre un repas au client.

Par ailleurs, afin d’inciter les consommateurs à retourner dans les restaurants lors de la relance de l’économie, l’Association réclame la suspension temporaire de la perception de la TPS et de la TVQ.