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Repêchage de la NFL: retour sur la première ronde

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La première ronde est déjà chose du passé au repêchage de la NFL. Avant que les équipes se lancent dans les rondes 2 à 7, petit retour sur chacune des 32 sélections qui ont meublé ce premier tour virtuel.  

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1. Joe Burrow, quart-arrière, LSU (Bengals)  

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Le choix logique pour les Bengals. Aucune surprise. Un choix judicieux, car les Bengals ont désespérément besoin d’un vrai visage de franchise, capable de transformer l’équipe assez rapidement. Burrow hérite d’un groupe de receveurs intéressants. La comparaison qui revient le plus souvent dans son cas, c’est Jared Goff, des Rams. Il semble toutefois beaucoup plus athlétique et son leadership plus prononcé et contagieux.     

2. Chase Young, ailier/secondeur, Ohio State (Redskins)  

Au risque de se répéter, choix logique. Certains diront que les Redskins misaient déjà sur un front défensif productif. Peut-être, mais Young a le potentiel de devenir un talent générationnel. Les Skins deviennent, en quelque sorte, les nouveaux 49ers, avec une ligne défensive construite de premiers choix.      

3. Jeff Okudah, demi de coin, Ohio State (Lions)  

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Dans le système défensif de Matt Patricia, à peu près calqué sur celui de son ancienne vie chez les Patriots, un véritable demi de coin capable de suivre homme à homme les meilleurs receveurs adverses est nécessaire. Avec le départ de Darius Slay, le choix de Okudah était naturel. Le repêchage n’est jamais une science exacte, mais Okudah est vu comme le meilleur espoir à sa position depuis un bail.     

4. Andrew Thomas, bloqueur, Georgia (Giants)  

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Que les Giants se tournent vers un bloqueur, aucune surprise. C’est le choix de Thomas qui a causé une certaine onde de choc. Pas que son jeu soit déficient, au contraire, mais plusieurs voyaient Wirfs ou Wills sortir avant lui. N’empêche que Thomas n’est pas un projet, il devrait être partant dès le jour 1. C’est une nécessité pour les G-Men. À gauche, ils misent sur Nate Solder, mais à moyen terme, il sera son successeur.      

5. Tua Tagovailoa, quart-arrière, Alabama (Dolphins)  

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Bon choix des Dolphins! Il y a le côté inquiétant par rapport aux blessures, mais en ce qui concerne sa hanche, il semble que tout soit rentré dans l’ordre malgré les craintes initiales. Le choix le plus prudent côté santé était peut-être Justin Herbert, mais en Tagovailoa, les Dolphins héritent d’un quart qui a fait sa marque au sein d’une équipe qui est ce qui se rapproche le plus des rangs professionnels. Ryan Fitzpatrick tiendra le fort pour le moment. Mais pas longtemps...      

6. Justin Herbert, quart-arrière, Oregon (Chargers)  

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Contrairement à certaines perceptions, les Chargers misent sur de bonnes fondations. Le choix d’un quart-arrière semble donc une option «sexy», mais est-ce vraiment le meilleur choix? Au moins, la personnalité introvertie de Herbert cadre bien avec le côté anonyme des Chargers dans le grand marché de Los Angeles. Il aura tous les atouts autour de lui pour réussir.     

7. Derrick Brown, plaqueur, Auburn (Panthers)  

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Les Panthers ont perdu de gros morceaux sur la ligne défensive. Est-ce que Derrick Brown est un bon plaqueur? Sans aucun doute! La question dans son cas, c’est qu’un joueur à cette position qui est choisi aussi haut au repêchage doit être capable d’appliquer la pression sur le quart-arrière. Brown n’en est pas incapable, mais la question demeure en suspens.      

8. Isaiah Simmons, secondeur, Clemson (Cardinals)  

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Simmons est un coup de cœur personnel du repêchage, le véritable homme à tout faire de sa cuvée en défensive. Rien à redire sur le joueur. Ce qui étonne, c’est que les Cards misent déjà sur quelques joueurs de type hybride comme lui, notamment Budda Baker et Haason Reddick, sans nécessairement connaître énormément de succès. Il demeure un athlète spectaculaire qui peut vraiment devenir le «joker» de cette défensive en étant aligné n’importe où.     

9. CJ Henderson, demi de coin, Florida (Jaguars)  

Certains adorent Henderson parce qu’il est solide en couverture de passe. D’autres le méprisent parce que sa technique de plaqué laisse grandement à désirer. Il était en ascension à l’approche du repêchage parce que ses talents de couvreur semblent se rapprocher de ceux de Jeff Okudah, mais il est un joueur moins complet. Un beau risque pour les Jaguars, mais cette équipe a cependant besoin de valeurs sûres. L’urgence de remplacer Jalen Ramsey semblait trop criante.     

10. Jedrick Wills Jr, bloqueur, Alabama (Browns)  

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À peu près personne ne va critiquer le choix des Browns puisque Wills comble un énorme besoin. Non seulement Baker Mayfield a besoin de protection, mais Wills fait partie du moule de joueur de ligne offensive qui impose sa loi. La seule question dans son cas : pourra-t-il évoluer du côté gauche, considérant que l’acquisition de Jack Conklin, à fort prix, a déjà solidifié le côté droit.      

11. Mekhi Becton, bloqueur, Louisville (Jets)  

Pour les Jets, Becton deviendra soit un monstre, soit un gigantesque coup d’épée dans l’eau. À 6 pi 7 po et 369 lb, il a épaté les recruteurs avec ses tests physiques impressionnants, mais son poids pourrait vite devenir problématique. Si toutefois il développe sa technique plutôt que de se baser uniquement sur son gabarit et sa puissance, les Jets seront comblés.     

12. Henry Ruggs III, receveur, Alabama (Raiders)  

Vitesse, vitesse, vitesse! C’est le mot d’ordre plus que jamais chez les receveurs dans la NFL. Les Raiders, historiquement, ont toujours adhéré à cette philosophie, pour le meilleur et pour le pire. L’embarras du choix chez les receveurs en première ronde était là et en Ruggs, les Raiders obtiennent bien plus qu’un missile. Mais ce serait une erreur que de croire qu’il ne sera utile que sur le long jeu. Ruggs excelle après l’attrapé et amènera une nouvelle dimension à l’attaque des Raiders.     

13. Tristan Wirfs, bloqueur, Iowa (Buccaneers – obtenu des 49ers)  

Les Buccaneers ont dû se pincer quand ils ont réalisé que Wirfs était toujours disponible au 13e rang, de là leur hâte à transiger avec les 49ers (choix 13 et 245 des 49ers contre les choix 14 et 117 des Bucs). Wirfs aura donc la mission de protéger Tom Brady et son talent ne laisse aucun doute. Il sera intrigant de voir si les Buccaneers le feront jouer comme bloqueur à droite ou plutôt comme garde en début de carrière. Considérant le besoin important au sein de cette équipe, il fallait payer le prix pour s’avancer, même d’un seul rang. Après Wirfs, chez les bloqueurs, la qualité baisse.     

14. Javon Kinlaw, plaqueur, South Carolina (49ers – obtenu des Buccaneers)  

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Les 49ers ne lâchent pas leur philosophie, qui est de bâtir par l’intérieur, dans les tranchées. L’échange de DeForest Buckner aux Colts permet de mettre la main sur un autre plaqueur capable d’appliquer la pression en Kinlaw. Le débat ici ne concerne pas le talent de Kinlaw, mais plutôt la plus grande nécessité entre un joueur de ligne défensive ou un receveur. Il est clair qu’ici, l’entraîneur-chef Kyle Shanahan a misé sur le meilleur joueur disponible plutôt que le besoin. Il restera de solides receveurs plus tard...     

15. Jerry Jeudy, receveur, Alabama (Broncos)  

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Jeudy viendra compléter un duo de receveurs potentiellement mortel avec Courtland Sutton chez les Broncos. Parfait pour un jeune quart-arrière comme Drew Lock. Jeudy exécute ses tracés à la perfection, ce qui fait que Lock n’aura pas à deviner où il est sur le terrain. L’attaque des Broncos vient de gagner en crédibilité.     

16. AJ Terrell, demi de coin, Clemson (Falcons)  

Un choix plus ou moins convaincant. Terrell est un demi de coin de gros gabarit, comme l’entraîneur-chef Dan Quinn les a toujours appréciés du temps qu’il dirigeait la défensive des Seahawks dans une autre vie. Chez les demis de coin, il n’y a pas l’ombre d’une parcelle d’unanimité cette année en ce qui concerne l’évaluation de leurs talents. Au milieu de la première ronde, toutefois, on se serait attendu à un choix moins discutable.     

17. CeeDee Lamb, receveur, Oklahoma (Cowboys)  

Le receveur par excellence pour les attrapés contestés amène une munition de plus dans l’offensive garnie des Cowboys. À ce stade, il devenait difficile de lever le nez sur un tel talent. Par contre, avec des receveurs de qualité comme Amari Cooper et Michael Gallup à bord, ce choix laisse néanmoins perplexe. Surtout que les Cowboys ont des besoins majeurs sur leur ligne défensive et dans leur tertiaire. Il faudra voir les rondes suivantes avant de porter un jugement final. Lamb, au final, demeure un ajout redoutable.     

18. Austin Jackson, bloqueur, USC (Dolphins)  

C’était écrit dans le ciel que les Dolphins allaient repêcher à la fois leur quart-arrière de franchise et un joueur de ligne offensive pour le protéger. Rien à redire sur la stratégie, outre le fait que Jackson est l’un des plus jeunes joueurs du repêchage. Il aura donc besoin d’apprendre. Voilà une autre raison de ne pas lancer Tua Tagovailoa dans la fosse aux lions dès l’automne prochain. Jackson montre un excellent potentiel et aussi bien qu’il fasse ses essais et erreurs sans hypothéquer l’avenir du jeune quart de franchise.     

19. Damon Arnette, demi de coin, Ohio State (Raiders)  

Les Raiders, avec Arnette, remportent la palme du deuxième choix le plus surprenant de la première ronde (on reviendra sur le plus surprenant plus tard...). Les Raiders continuent donc dans la vague de choix inattendus (Ferrell, Abram, Ruggs) des dernières années.     

20. K’Lavon Chaisson, ailier/secondeur, LSU (Jaguars)  

Retrait sur trois prises ou coup de circuit! C’est aussi simple que ça dans le cas de Chaisson, quand viendra le temps de chasser les quarts-arrières dans la NFL. Le besoin était là, surtout dans le contexte où rien ne va plus avec Yannick Ngakoue, brillant ailier défensif qu’ils essaient d’échanger. Il semble encore inconcevable qu’une défensive si terrifiante et en ascension, il y a à peine deux ans, ait été jetée par terre pour la rebâtir à neuf. Si cette organisation avait su entretenir des relations le moindrement harmonieuses avec ses joueurs, deux précieux choix de première ronde n’auraient pas eu à être investis à des positions qui étaient une richesse, pas plus tard qu’hier.     

21. Jalen Reagor, receveur, receveur, TCU (Eagles)  

Ce n’était pas un secret, les Eagles avaient grandement besoin d’un receveur. Ce n’était pas un secret non plus, ils avaient aussi grandement besoin de vitesse. Ils ont donc fait d’une pierre deux coups en optant pour Reagor. Il peut jouer à l’intérieur comme à l’extérieur. La saison dernière, les blessures et le jeu de piètre qualité à cette position chez les Eagles a contribué à ruiner leur saison.     

22. Justin Jefferson, receveur, LSU (Vikings)  

Jefferson est sans contredit un receveur extrêmement productif. Il a connu une saison formidable avec Joe Burrow à LSU. Une seule question dans son cas, sa production vient presque exclusivement de l’intérieur. Or, les Vikings misaient déjà sur un receveur capable de faire le boulot dans ce rôle en Adam Thielen. Est-ce à dire qu’ils estiment pouvoir transformer Jefferson en receveur pouvant évoluer à l’extrémité du terrain?     

23. Kenneth Murray, secondeur, Oklahoma (Chargers – obtenu des Patriots)  

Il faut se souvenir qu’il y a à peine deux ans, en séries, les Chargers étaient tellement démunis au poste de secondeur qu’ils avaient dû adopter une stratégie radicale en utilisant sept demis défensifs. En Kenneth Murray, ils mettent la main sur un secondeur capable de traverser le terrain en un rien de temps et qui amène un aspect physique. La ligne offensive était peut-être un plus grand besoin. Mais Murray ne quittera jamais le terrain en défensive, un luxe dont les Chargers ne bénéficiaient pas vraiment au poste de secondeur. À noter que pour obtenir ce choix, les Chargers ont refilé aux Patriots leurs choix 37 et 71.      

24. Cesar Ruiz, centre, Michigan (Saints)  

Choix discutable des Saints, même si leur historique sur la ligne offensive joue grandement en leur faveur. Le fait est qu’à l’intérieur, ils misent déjà sur Erik McCoy, un centre choisi au deuxième tour l’an passé, ainsi que sur les gardes Andrus Peat et Larry Warford. Il n’y a pas là une lacune apparente. Les Saints ont opté pour le luxe, plutôt que pour l’immédiat.     

25. Brandon Aiyuk, receveur, Arizona State (49ers – obtenu des Vikings)  

Les 49ers, voulant s’assurer de mettre la main sur le receveur qu’ils aimaient, ont avancé du 31e au 25 choix, cédant au passage leurs choix 117 et 176 aux Vikings. Et il fallait vraiment qu’ils voient quelque chose de spécial en Aiyuk parce que le talent abonde toujours à la position de receveur. Tout indique qu’ils sont tombés amoureux de ses facultés après l’attrapé et du fait qu’il peut être déplacé partout sur le terrain. À noter qu’il performe aussi à haut régime sur les retours de bottés.     

26. Jordan Love, quart-arrière, Utah State (Packers – obtenu des Dolphins)  

Voilà la grande surprise du premier tour! Les Packers, pour ceux qui sortent du bois, misent déjà sur un certain Aaron Rodgers au poste de quart. Vrai, il a 36 ans, mais semble encore en pleine forme et jouit d’un richissime contrat. C’est l’histoire qui se répète à Green Bay, après que l’organisation ait repêché ce même Rodgers en 2005 avec un Brett Favre aux commandes dans la mi-trentaine. Assurer son avenir, c’est louable. Mais dans la situation des Packers, qui n’étaient qu’à une victoire d’une présence au Super Bowl la saison dernière, on se serait attendu à ce qu’ils optent pour du renfort immédiat. C’est le cas classique d’un nouvel entraîneur-chef, qui après une année à la barre, souhaite y aller avec son propre poulain. Mais quand?     

27. Jordyn Brooks, secondeur, Texas Tech (Seahawks)  

Comme choix qui sort de nulle part, il ne se fait pas mieux que celui-ci! Attention, pas question de prétendre que Brooks n’est pas un bon joueur de football, mais personne ne l’imaginait en première ronde. Surtout pas à Seattle, où Bobby Wagner et KJ Wright sévissent toujours. Vrai que Wright en est à sa dernière année de contrat, mais Cody Barton, joueur de deuxième année, semblait dans les plans pour prendre le relais. Un choix étrange des Seahawks, mais après leurs années de succès, difficile de les remettre en question.     

28. Patrick Queen, secondeur, LSU (Ravens)  

Les Ravens ont connu des ennuis au poste de secondeur la saison dernière, à la suite du départ de CJ Mosley. Queen excelle en couverture de passe. Les missions sur les porteurs et ailiers rapprochés ne vont pas l’effrayer. Reste à voir s’il cadrera bien dans le style très physique des Ravens, sachant qu’il n’a pas le gabarit typique d’un secondeur.     

29. Isaiah Wilson, bloqueur, Georgia (Titans)  

Après avoir perdu les services de Jack Conklin, le besoin devenait essentiel pour les Titans. Surtout qu’il est reconnu pour ses prouesses dans le jeu au sol, ce qui s’avère le pain et le beurre des Titans avec le porteur Derrick Henry. Il devra toutefois peaufiner son jeu en protection de passe.     

30. Noah Igbinoghene, demi de coin, Auburn (Dolphins – obtenu des Packers)  

Il s’agit d’un choix très inattendu pour les Dolphins. Le problème, c’est qu’ils ont déboursé il n’y a pas si longtemps pour le demi de coin Xavien Howard. Et sur le récent marché des agents libres, ils ont fait d’un autre demi de coin, Byron Jones, faisant de lui un homme immensément riche. La tertiaire, d’accord, mais pourquoi pas un maraudeur?      

31. Jeff Gladney, demi de coin, TCU (Vikings – obtenu des 49ers)  

Tout laissait croire que les Vikings utiliseraient l’un de leurs deux choix de première ronde pour repêcher un demi de coin. Premièrement, ils venaient de perdre Xavier Rhodes, Trae Waynes et Mackensie Alexander sur le marché des agents libres. Deuxièmement, les demis de coin, c’est la base du schéma défensif de Mike Zimmer. En Gladney, il met la main sur un demi de coin physique, compétitif et qui se débrouille très bien au blitz.     

32. Clyde Edwards-Helaire, porteur, LSU (Chiefs)  

Amateurs de pools, ce joueur deviendra vite votre ami. Les Chiefs en feront un monstre de production puisqu’il excelle dans l’art d’attraper des passes, en plus de ses corvées au sol. Andy Reid vient de mettre la main sur son nouveau LeSean McCoy ou Brian Westbrook, le genre de porteur qu’il a toujours fait fonctionner à merveille. Sur le «fit» avec l’équipe, il n’y a absolument aucun doute. Les Chiefs, cependant, avaient des besoins à combler en défensive.     

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