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COVID-19: des travailleurs dans les prisons réclament des tests

Hand in jail
Photo stock.adobe.com (lalalululala)

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MONTRÉAL | Des agents de la paix en services correctionnels réclament des actions urgentes de la part du gouvernement après des cas de contamination à la COVID-19 de travailleurs et de détenus.  

Dans un communiqué publié samedi, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN), demande au gouvernement du Québec de prendre la situation au «sérieux» et de permettre des tests de dépistage directement dans les prisons.  

C’est le cas notamment à l'Établissement de détention de Montréal, connu également sous le nom de prison de Bordeaux. Au début du mois, des prisonniers déploraient dans une lettre transmise à notre Bureau d’enquête que leurs vies étaient «mises en danger à tous les jours lorsque les gardiens entrent dans [les] espaces de vie sans mesures propres à la non-propagation du virus».  

«On réalise que ce n'est pas tout le monde au sein du gouvernement qui prend la situation au sérieux», s’est désolé samedi Mathieu Lavoie, président du syndicat SAPSCQ-CSN, qui représente plus de 2800 agents, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.  

«Ça fait longtemps qu'on demande au gouvernement de permettre au personnel infirmier présent dans les prisons de pouvoir faire des tests de dépistage de la COVID-19, a-t-il ajouté. C'est important qu'on puisse dépister les malades rapidement et que le personnel ait accès au matériel de protection approprié pour qu'on puisse limiter les risques de contagion.»  

Selon le syndicat, plus des neuf agents ont reçu un résultat positif dans différents établissements au Québec et d’autres ont été retirés de leur milieu après avoir eu des symptômes ou avoir été en contact avec des individus symptomatiques.  

Mathieu Lavoie demande au gouvernement de passer à l'action afin d'éviter que tout ne dégénère. «J'espère que le gouvernement va maintenant suivre la situation de près et prendre les moyens pour éviter que la situation ne devienne hors de contrôle», a indiqué le responsable du syndicat.