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Bon stress, Bad stress: un cercle infernal

Jean-Yves Dionne
Photo courtoisie Jean-Yves Dionne

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Pharmacien, auteur, enseignant et vulgarisateur de renom, Jean-Yves Dionne explique ce qu’est le stress – le bon comme le moins bon – et propose des façons de mieux le gérer dans son nouveau livre, Bon stress, Bad stress. Il propose des stratégies utiles pour briser le cercle infernal du stress, de l’insomnie, de la fatigue et de l’anxiété, des éléments négatifs qui s’alimentent les uns les autres.   

<b><i>Bon stress, Bad stress</i></b><br/>Jean-Yves Dionne<br/>Éditions Un Monde différent<br/>240 pages
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Bon stress, Bad stress
Jean-Yves Dionne
Éditions Un Monde différent
240 pages

Intéressé par l’humain dans sa globalité, et pas seulement dans sa maladie, Jean-Yves Dionne considère que le corps est une merveilleuse machine qui a besoin de bons éléments pour fonctionner : une alimentation repensée, des méthodes de gestion du stress au quotidien, certaines thérapies douces, l’usage approprié de produits de santé naturels.    

Pour briser le cercle du stress, Jean-Yves Dionne analyse la situation sous l’angle de la santé globale. Il fournit des pistes concrètes pour augmenter le niveau d’énergie, atténuer les contrecoups du stress, calmer l’anxiété, retrouver le sommeil et améliorer la qualité de vie.    

Dans son livre, il détaille les symptômes liés à un bon coup de stress : les troubles digestifs, l’insomnie, l’anxiété, l’eczéma, l’hypertension, l’asthme. « Le stress est partie prenante de toutes les maladies chroniques. Ce n’est pas nécessairement la cause, mais c’est un [facteur] aggravant pour à peu près tout », dit-il, en entrevue téléphonique.    

Confinement  

Jean-Yves Dionne se questionne sur les effets de la crise de la COVID-19 sur la population. « Je me demande si la peur engendrée par tout ce qu’on fait ne sera pas plus nocive, à long terme, que la maladie elle-même. La contagion est réelle, c’est vrai que ça peut être dramatique et qu’il y a des décès – il ne faut pas le nier. À ce jour, c’est plus grave qu’une influenza sévère.     

« Mais énormément de gens sont atteints par les méthodes de confinement, la distanciation, et tout, qui engendrent un état d’anxiété et de stress où les gens se sentent prisonniers, se sentent victimes. Et ça, ça engendre des méfaits, a-t-il commenté. Les gens se sentent pris au piège et n’ont pas nécessairement les solutions pour s’améliorer eux-mêmes. »    

Par où commencer ? « On est aux prises avec une situation sur laquelle on n’a pas de contrôle. Le bout dont personne ne parle, c’est l’impact de l’alimentation pour augmenter ou maintenir notre résistance au stress », ajoute-t-il, précisant qu’il fait référence, entre autres, au rôle des glucides et du sel.     

« Notre alimentation est truffée de ce que moi, j’appelle le “néfaste food” : les additifs alimentaires, les glucides raffinés, les aliments de mauvaise qualité. Tout ça fait faire des yoyo de glycémie », explique-t-il, ce qui provoque une tempête hormonale et des réactions de stress.     

Pour éviter cela, il recommande de laisser tomber le petit-déjeuner traditionnel et de se tourner plutôt vers le yogourt grec non sucré, d’éviter le gruau, de boire 4 oz de jus d’orange au lieu de 8 oz, et d’ajouter des noix, des œufs, pour que l’énergie soit maintenue jusqu’au dîner.    

Ensuite, il suggère de changer son point de vue face au stress, d’être plus optimiste et de sortir de la tourmente. « Si on prend la situation actuelle, on peut tenter de bien la vivre, en trouvant des activités qui sont valorisantes, des façons d’aider le suivant, d’être constructif, d’être actif et ne pas tourner en rond et être pris par cette situation d’isolement social. »