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Coups de cœur et coups de gueule

Les équipes gagnantes et perdantes du dernier repêchage

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Il faut au moins deux ans pour évaluer la qualité du travail d’une équipe au repêchage de la NFL, le temps que les espoirs sélectionnés se développent ou frappent un mur. Malgré ce constat, difficile de s’empêcher d’avoir une réaction à chaud après l’événement. Voici donc, avec le risque bien assumé qu’il y ait possibilité de se tromper, les cinq grands gagnants et perdants de l’édition 2020. 

5 gagnants

Patrick Queen
Photo d'archives, AFP
Patrick Queen

Le secondeur Patrick Queen en première ronde, c’est un match parfait pour les Ravens. Il excellera en couverture de passe, notamment, sans pour autant s’avérer une lacune contre la course. Les Ravens avaient un besoin important à cette position. Le porteur JK Dobbins ajoute à un jeu au sol déjà ultra performant. Certains diront que c’est trop un choix de luxe, mais Dobbins est un porteur complet. Le receveur Devin Duvernay, en troisième ronde, amène encore de la vitesse autour de Lamar Jackson. Le garde Ben Bredeson comble un besoin en quatrième ronde. Chapeau sur toute la ligne ! 


Avec un jeune quart-arrière de deuxième année en Drew Lock, les Broncos se devaient de l’entourer de talent ou de mieux le protéger. Dilemme déchirant ? Non, les Broncos ont fait les deux avec cette cuvée. En première ronde, il était inespéré qu’un receveur complet comme Jerry Judy glisse au 15e rang. L’équipe a aussi offert à son jeune quart deux autres cibles en KJ Hamler, un receveur marchand de vitesse, et l’ailier rapproché Albert Okwuegbunam, bourré de potentiel. Le centre Lloyd Cushenberry vient solidifier l’intérieur de la ligne. Même Netane Muti, en sixième ronde, aura sa chance. 


Les Bengals ont résisté à la tentation d’échanger le premier choix, misant plutôt sur le quart-arrière Joe Burrow. C’était la chose à faire. En deuxième ronde, ils ont bien réagi en lui fournissant une grosse cible en Tee Higgins, un receveur qui a brillé à Clemson. Il fallait penser à remplacer AJ Green, qui revient d’une saison sabotée par une blessure. En troisième et quatrième rondes, l’équipe s’est attaquée à sa position la plus faible en sélectionnant deux secondeurs, Logan Wilson et Akeem Davis-Gaither. Le premier joue dur contre la course, le second est polyvalent à souhait.  


Le bloqueur Tristan Wirfs au 13e rang, il faut pratiquement se pincer. Il a le potentiel de corriger le maillon faible des Buccaneers. Le maraudeur Antoine Winfield Jr, obtenu au deuxième tour, est un solide joueur de football, mais il a légèrement glissé en raison des blessures répétées qu’il a subies. Le receveur Tyler Johnson, en cinquième ronde, a été très productif au Minnesota et pourrait être un vol en cinquième ronde. Seule question dans leur cas, pourquoi le porteur Ke’Shawne Vaughn en troisième ronde ? C’était très tôt. 


Difficile de ne pas apprécier l’effort des Cowboys. Le receveur CeeDee Lamb ne comblait pas un besoin urgent en première ronde, mais avec Amari Cooper et Michael Gallup, attention ! En deuxième ronde, ils ont mis le grappin sur le demi de coin Trevon Diggs, un espoir coté première ronde dans les évaluations de plusieurs analystes. Il aidera à pallier le départ de Byron Jones. Le plaqueur canadien Neville Gallimore détruit de manière routinière la ligne de mêlée. En cinquième ronde, le centre Tyler Biadasz représente un coup fumant, surtout après la retraite de Travis Frederick. 

5 perdants

Josiah Deguara
AFP
Josiah Deguara

Dans les évaluations post-repêchage, il est extrêmement rare que les évaluations fassent l’unanimité. Dans le cas des Packers, la vague de mépris semble pourtant universelle. ET pour cause ! Jordan Love est bien sûr un quart-arrière attrayant, mais quand une équipe de 13-3 frôle le Super Bowl, il faut d’abord chercher l’ingrédient manquant. Le porteur AJ Dillon, choisi en deuxième ronde, est costaud, mais unidimensionnel. Aaron Jones faisait bien le travail, pourtant. En troisième ronde, l’ailier rapproché Josiah Deguara laisse aussi pantois. Un repêchage difficile à comprendre. 


Le secondeur Jordyn Brooks en 1re ronde ne devrait pas voir de terrain rapidement. En 2e ronde, le chasseur de quarts Darrell Taylor ressemble à un projet à long terme et était identifié comme un choix de 3e ou 4e tour. Le meilleur choix du lot ? Le garde Damien Lewis, mais encore là, il ne sautera probablement pas sur le terrain en 2020 à moins d’une malchance à un partant. Une récolte sans le moindre éclat pour les Seahawks, mais Pete Carroll et John Schneider font les choses à leur manière... et ça paie souvent ! 


Le constat chez les Patriots est similaire à celui émis pour les Seahawks. Une cuvée plutôt anonyme, des choix qui semblent pour la plupart hâtifs, mais quand c’est l’œuvre de Bill Belichick, il faut donner la chance au coureur. En 3e ronde, les Pats ont sélectionné deux ailiers rapprochés, dont Devin Asiasi, dans l’espoir de remplacer enfin Rob Gronkowski. Asiasi est complet, ce qui est nécessaire pour Belichick. Sinon, rien pour écrire à sa mère, comme ça semble souvent le cas. Mais attendons... 


Pourquoi se jeter sur l’ailier rapproché Cole Kmet dès la 2e ronde quand l’équipe a accordé un contrat si onéreux à Jimmy Graham ? C’est sans compter que les Bears misaient déjà sur plusieurs joueurs sous contrat à cette position et que la présente cuvée d’ailiers rapprochés semble faible. Sans choix de 1re ni de 3e ronde, les Bears ont fait au mieux de leurs capacités, mais leur récolte manque de lustre. Mention tout de même pour le demi de coin Jaylon Johnson en 2e ronde.  


En Henry Ruggs, les Raiders ont misé sur le receveur le plus explosif du repêchage. Cette position s’avérait une criante lacune, donc rien à redire. Mais un autre receveur en troisième ronde en Bryan Edwards, en plus de l’intrigant porteur/receveur/quart-arrière Lynn Bowden, ça fait plusieurs œufs dans le même panier. Le choix qui demeure incompréhensible, c’est le demi de coin Damon Arnette, beaucoup trop tôt en première ronde.