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Deux sportifs au grand coeur

Laurent Duvernay-Tardif et Joannie Rochette salués pour leur implication en CHSLD

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Photo courtoisie

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Les exploits sportifs du passé de l’ex-patineuse artistique Joannie Rochette et ceux du présent du footballeur Laurent Duvernay-Tardif ont maintes fois été salués. Cette fois, c’est leur dévouement en première ligne dans les CHSLD qui leur vaut les plus chaleureuses accolades, celles du premier ministre du Québec lui-même.  

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Dans la dernière semaine, François Legault a supplié à quelques reprises les médecins de venir prêter main-forte en CHSLD. Voilà que la médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010 et le champion du dernier Super Bowl avec les Chiefs de Kansas City ont répondu présents.    

« Ces deux-là, avec des centaines d’autres, acceptent de venir travailler dans nos CHSLD, même si c’est difficile. Donc, je dois vous dire, là, c’est comme un poids qui s’enlève de sur mes épaules de voir qu’enfin, on est en train de combler tous les postes, de reprendre le contrôle dans nos résidences pour aînés. Ça me touche beaucoup, toutes les personnes qui ont le courage, parce que ça prend un certain courage, de venir travailler dans nos CHSLD. Merci ! », a lancé M. Legault en guise d’introduction de son point de presse quotidien.    

La Une du Sports Illustrated  

Puisque Duvernay-Tardif joue toujours un rôle clé comme garde à droite partant des Chiefs, son implication dans la collectivité a suscité l’intérêt, même au-delà des frontières.   

Le prestigieux Sports Illustrated lui a consacré la page frontispice de son édition en ligne quotidienne.   

Le docteur y raconte dans ses propres termes ses premières heures dans un CHSLD de Saint-Jean-sur-Richelieu, lui qui a débuté vendredi matin.   

« Jouer au Super Bowl, par rapport au fait de retourner dans le système médical durant une pandémie, c’est totalement différent. En février, je savais que plus de 100 millions de personnes allaient regarder le match et je voulais gagner. Quand tu vas aider, c’est un devoir en tant que médecin et citoyen. Ce n’est pas le moment de jouer au héros et d’être impulsif », raconte dans un long texte-fleuve celui qui a été mis à contribution dans un rôle d’infirmier et préposé aux bénéficiaires.   

L’histoire de Laurent Duvernay-Tardif a de nouveau capté l’attention de l’un des grands médias sportifs américains, quand Sports Illustrated lui a donné l’occasion de raconter ses premiers jours en CHSLD.
Photo Sports Illustrated Charles Laberge
L’histoire de Laurent Duvernay-Tardif a de nouveau capté l’attention de l’un des grands médias sportifs américains, quand Sports Illustrated lui a donné l’occasion de raconter ses premiers jours en CHSLD.

Pour l’instant, le diplômé en médecine de l’Université de McGill n’a pas accordé d’entrevue aux médias québécois.   

Un visage connu  

Évidemment, dans son nouvel environnement de travail, Duvernay-Tardif ne passe pas inaperçu.   

« C’est étrange de penser qu’il y a 10 semaines, je jouais dans le plus grand match sportif qui soit. Je me le suis fait rappeler quand je me suis retrouvé à l’hôpital. Quelqu’un qui m’entraînait m’a demandé : C’est toi le joueur de football, n’est-ce pas ? Quand j’ai répondu oui, il m’a dit : Et tu viens juste de gagner le Super Bowl ! En effet, que je lui ai dit, et maintenant, je veux seulement aider », raconte-t-il sur SI.com.   

Avec l’accord des Chiefs  

Avant de se lancer, Duvernay-Tardif a dû vérifier auprès de son employeur, les Chiefs, que son contrat ne l’empêchait pas d’intervenir en première ligne.   

« Ils ont été incroyables. Ils sont fiers du fait que je souhaite aider. Ils ont dit qu’ils allaient me soutenir », indique le joueur de ligne offensive de 29 ans.   

Duvernay-Tardif ne cache pas qu’au moment de se lancer dans la mêlée, une soudaine fébrilité l’a envahi, au point de décrocher de son gagne-pain dans la NFL.   

« Je me sentais nerveux la soirée d’avant, mais un bon stress, comme à la veille d’un match. J’étais épuisé après ma première journée, mais j’avais déjà hâte d’y retourner », ajoute-t-il.   

Rochette, comme sa mère  

Joannie Rochette émue au terme de son programme court le 23 février 2010 à Vancouver, deux jours après le décès de sa mère.
Photo Reuters
Joannie Rochette émue au terme de son programme court le 23 février 2010 à Vancouver, deux jours après le décès de sa mère.

De son côté, Joannie Rochette vient de compléter son parcours universitaire et entreprendra sous peu sa résidence à l’Université de Montréal.    

Pour l’instant, elle a décidé de contribuer dans le réseau des CHSLD, comme sa défunte mère l’avait fait avant elle.   

Rochette s’était hissée au rang de fierté du Canada lorsqu’elle avait décroché le bronze à Vancouver à l’issue de son programme court, deux jours après le décès inattendu de sa mère des suites d’un arrêt cardiaque.    

La patineuse a pris sa retraite sportive en 2015.