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Retour à l'école: fin de la récréation pour les élèves

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Les petits écoliers pourront reprendre le chemin des classes à compter du 11 mai — une semaine plus tard dans la région montréalaise. Si les portes des écoles secondaires demeureront fermées jusqu’en septembre, les ados ne seront pas pour autant en vacances d’ici la fin de l’année scolaire.  

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  • Écoutez l'entrevue du professeur associé en adaptation scolaire à l'Université Laval Egide Royer avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:  

  

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge (à gauche), et le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, peu avant le point de presse de lundi à Québec, au cours duquel ils ont levé le voile sur les étapes du déconfinement des écoles et services de garde.
Photo Simon Clark
Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge (à gauche), et le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, peu avant le point de presse de lundi à Québec, au cours duquel ils ont levé le voile sur les étapes du déconfinement des écoles et services de garde.

Les élèves du primaire pourront recommencer à suivre les cours de leur enseignant ou enseignante en classe et à voir leurs amis dans le cadre d’un retour à l’école qui n’est pas obligatoire.        

  • ÉCOUTEZ la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, à QUB Radio:   

Mais attention : la consigne de distanciation sociale de deux mètres sera appliquée autant que possible et les groupes compteront quinze enfants maximum.        

Photo Stevens Leblanc

CE NE SONT PAS DES VACANCES  

Le gouvernement ne fournira pas de masque aux enseignants, mais ceux-ci pourront en porter une version artisanale s’ils le souhaitent.         

Photo Stevens Leblanc

François Legault a d’ailleurs « fortement recommandé » aux parents avec des maladies chroniques ou dont les enfants ont une santé fragile de les garder à la maison.      

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, est revenu sur le plan québécois à l'émission Dutrizac, sur QUB Radio:  

Si les écoliers du primaire pourront retrouver une vie un peu plus normale d’ici peu, ce n’est pas le cas des jeunes du secondaire, des cégeps et des universités.                 

  • Les adolescents devront se résigner à rester confinés encore un temps et à reprendre le chemin des classes seulement en septembre.         
  • Le ministre Jean-François Roberge avait d’ailleurs un message pour eux : « Ce n’est pas vrai de dire que l’année est finie au secondaire, puis que ça ne compte plus. Les enseignants et enseignantes ne sont pas en congé, et les élèves non plus », a-t-il précisé lundi.                

Un discours qui tranche avec celui adopté à la mi-mars. Il avait alors comparé le confinement à des « vacances » puisque les travaux scolaires étaient facultatifs.                

  • La fréquentation scolaire demeurera obligatoire, même si les jeunes ne seront pas physiquement en classe.         
  • Les parents n’auront pas à se substituer aux enseignants, mais ils ont la responsabilité d’accompagner leurs ados, a prévenu le ministre de l’Éducation. « Je leur demande d’encadrer leurs adolescents pour qu’ils suivent les formations, pour qu’ils fassent les travaux et les lectures ».        
  • Les étudiants collégiaux et universitaires continueront de suivre leurs cours à distance jusqu’à la session d’automne.                
Photo Stevens Leblanc

PAS COULÉ DANS LE BÉTON  

Le premier ministre a signalé que ce plan n’est pas coulé dans le béton et dépendra de l’état de propagation du virus dans les prochaines semaines.         

Le retour à l’école se fera « si et seulement si la situation reste comme [elle l’est] actuellement », a-t-il insisté.         

Plusieurs raisons motivent ce retour en classe, notamment pour s’assurer que les jeunes en difficulté d’apprentissage « ne restent pas six mois sans être allés à l’école ».         

Contrairement à la semaine dernière, François Legault n’invoque plus l’immunité collective, mise en doute par Ottawa et l’Organisation mondiale de la santé.        

GARDERIES ROUVERTES AUSSI  

Les services de garde ouvriront aussi graduellement leurs portes.                 

  • À compter du 4 mai, en plus des travailleurs essentiels, les profs pourront y envoyer leurs bambins. D’autres professions s’ajouteront progressivement à la liste au cours des prochaines semaines, question de garder un taux d’occupation des installations relativement bas (autour de 30 %).        
  • Contrairement aux enseignants, les éducatrices devront porter un masque puisque la distanciation sociale est pratiquement impossible avec les jeunes enfants. Le matériel de protection sera fourni par le gouvernement.        
  • François Legault et le Dr Horacio Arruda ont prévenu les Québécois que, malgré cette opération de déconfinement graduel, les rassemblements demeurent interdits, et le respect des consignes sanitaires demeure primordial.                 

Les dates à retenir  

ÉCOLES PRIMAIRES  

Lundi 11 mai   

  • Réouverture des écoles primaires, sauf celles de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).                

Mardi 19 mai    

  • Réouverture des écoles primaires sur le territoire de la CMM.                

ÉCOLES SECONDAIRES   

  • Les établissements secondaires ne rouvriront pas avant la rentrée scolaire de septembre.                

SERVICES DE GARDE  

Lundi 4 mai   

  • Les services de garde d’urgence seront élargis aux parents qui travaillent dans le réseau de l’éducation.                

Lundi 11 mai   

  • Partout au Québec, sauf dans la région de Montréal, les parents dont l’emploi est jugé prioritaire
    pourront recommencer à envoyer leurs enfants
    à la garderie.                

Mardi 19 mai   

  • Les parents dont l’emploi est jugé prioritaire qui résident dans la région de Montréal pourront à leur tour recommencer à envoyer leurs enfants en garderie.                

La liste des emplois prioritaires sera par la suite élargie progressivement en fonction de la reprise des secteurs économiques.  

  

Réactions mitigées au plan de Québec    

Syndicats, parents, transporteurs et opposition se questionnent et s’inquiètent de la mise en œuvre du plan de retour en classe.  

« Comment va-t-on arriver à un ratio de 15 élèves par classe ? Quels enseignants supplémentaires devront être déployés ? Quels locaux seront utilisés s’il y a déjà un manque d’espace ? »    

– Véronique Hivon, Parti québécois  

« Les profs vont y retourner et être équipés. [...] On va dans un supermarché et les caissières sont protégées par une feuille de plexiglas, pis les profs n’auraient pas besoin de matériel de protection ? »    

– Sylvain Mallette, Fédération autonome des enseignants  

« Nous avions demandé un plan clair et exhaustif : on en est loin ! [...] Il y a beaucoup trop de détails non abordés ou pris en compte pour que nous soyons confortables. »    

– Regroupement des comités de parents des commissions scolaires de Laval et de Montréal   

« Il y en a certains qui ont testé des produits en Plexiglas pour voir comment ça pourrait s’installer dans les autobus. La vérité, c’est que nous sommes en attente de directives claires. »     

– Luc Lafrance, Fédération des transporteurs par autobus  

« Il y a eu plus de questions soulevées par la population que de réponses reçues. Pour les parents, c’est difficile de déterminer s’ils retournent leurs enfants à l’école. »    

– Marwah Rizqy, Parti libéral du Québec  

« Il fallait faire quelque chose. On ne peut pas laisser les enfants dans un “no man’s land” pendant deux ans. Il y a des enfants qui mangent plus à l’école qu’à la maison. »    

– Hélène Bourdages, Association montréalaise des directions d’établissement scolaire  

  

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