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Fillette martyre de Granby: la grand-mère se confie pour une rare fois

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La grand-mère de la fillette martyre de Granby s’est ouverte pour une rare fois, lundi, sur cette histoire qui a choqué le Québec au printemps 2019.  

Mme R (nom fictif) était en entrevue avec Geneviève Pettersen à QUB radio.  

Le 29 avril 2019, sa petite-fille de 7 ans a été découverte dans un état critique à l’intérieur de la résidence familiale de Granby et transportée à l’hôpital. Elle est décédée le lendemain.  

Dans cet entretien, la grand-mère a décrit, entre autres, la journée où elle a appris le drame, la relation préoccupante entre son fils et la mère de l’enfant avant l’accouchement, la naissance de la fillette, la volte-face insoupçonnée de la DPJ pour la garde de l’enfant, le caractère manipulateur de son fils, les comportements inquiétants de la fillette quand elle lui rendait visite et les contacts insatisfaisants avec la DPJ. 

Mme R est d’ailleurs «persuadée» que son fils a manipulé la DPJ pour avoir la garde de la fillette.   

  • ÉCOUTEZ le témoignage complet de la grand-mère de la fillette martyre à QUB radio:   

Si elle n’a plus de contact avec son fils depuis quelques années, Mme R affirme lui en vouloir, mais tout de même lui pardonner.  

«Oui, on lui en veut, mais un moment donné, en tant que mère, il faut pardonner si on veut avancer. On n’efface pas ce qui s’est passé, on ne lui pardonne pas le geste comme tel, mais faut avancer. Si on arrive et on fait juste de la rancune, on n’avancera pas. Il faut essayer de voir plus pourquoi il a fait ça. Pourquoi les deux ont fait ça?», a-t-elle raconté.  

Elle ajoute qu’elle se doutait bien que quelque chose n’allait pas, mais qu’elle n’aurait jamais cru que c’était «si pire que ça».  

«J’ai toujours dit qu’un enfant, il faut que ça mange. J’ai toujours dit à mes enfants que si jamais il n’y avait pas assez à manger, il va toujours y avoir une assiette sur la table pour vous autres. Toujours. Pour qu’elle ne mange pas plus que ça, c’est de la méchanceté parce qu’eux autres ne sont pas maigres. Si toute la gang avait été maigre, j’aurais pu comprendre qu’ils n’avaient vraiment pas d’argent, qu’ils n’osaient pas le demander et tout ça, mais c’était pas le cas. Ils étaient assez gras, merci. Ce n’était pas la peau sur les os, loin de là», a raconté Mme R.