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Retour en classe: «éviter le dérapage comme en CHSLD»

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Il reste à peine deux mois à l’année scolaire au primaire et au secondaire. Le retour en classe pour les enfants qui fonctionnent bien en classe n’apportera pas grand-chose, avance un expert. Toutefois, pour ceux qui éprouvent des difficultés d’apprentissage, c’est capital en termes de préparation pour les enseignants.   

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Le retour progressif en classe permettrait que tous les enseignants soient capables de faire de l’enseignement à distance en septembre, indique Égide Royer, professeur associé à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval et psychologue.      

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Pour ce faire, il est impératif d'outiller tous les élèves. «Il faut fournir une tablette et une connexion internet à tous les enfants du Québec, même ceux qui n’ont pas les moyens. Il faut que ça soit prêt pour la rentrée de septembre absolument», soutient M. Royer.        

D’après le professeur Royer, il y aurait 200 000 élèves en difficulté au Québec. Ce sont eux que le système d’éducation ne doit pas échapper. «Ils sont plus fragiles, ils auront plus de difficultés lors de la rentrée de septembre. Compte tenu de la situation, on ne peut pas seulement maintenir leurs acquis, il faut un plan d’intervention, aller au plus urgent par rapport à l’enseignement», appuie-t-il.        

Ce plan doit inclure pour ces enfants des «éducateurs spécialisés, des psychologues, mais surtout que les enseignants reprennent contact avec les élèves de leur groupe qui avaient déjà des difficultés», affirme Égide Royer.      

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Les deux prochains mois seront donc une préparation pour l’année scolaire 2020-2021. «Il faut y aller avec l’enseignement à distance pour ceux qui ont des retards d’apprentissage, car il y a des risques décrochage. Il faut éviter d’avoir un dérapage en éducation comme celui que nous avons eu avec les CHSLD», conclut le professeur Royer.  

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