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Transport scolaire: vers une paroi en Plexiglas?

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Les autobus scolaires seront-ils munis d’une paroi de Plexiglas pour protéger les chauffeurs lors du retour en classe? La Fédération des transporteurs par autobus jongle avec un véritable casse-tête en attendant de plus amples directives du gouvernement. 

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«C’est un peu vite. Il y en a certains qui ont testé des produits pour voir comment ça pourrait s’installer. La vérité, c’est que nous sommes en attente du ministère des Transports et de la SAAQ pour avoir des directives claires, si jamais nous sommes obligés d’installer ce genre d’équipement», explique Luc Lafrance, le PDG de la Fédération des transporteurs par autobus. 

Le gouvernement Legault a annoncé lundi un retour en classe pour les élèves du primaire le 11 ou le 19 mai. 

Zones grises 

Pour l’instant, la plupart des questions sont sans réponse pour l’industrie du transport scolaire. Est-ce que la santé publique imposera une norme? Est-ce qu’il s’agira d’une recommandation? 

Sans parler des coûts par véhicule. Pour une compagnie qui possède par exemple une centaine d’autobus, la facture pourrait grimper rapidement, et les délais sont courts. «Nous n’avons aucune directive présentement», ajoute M. Lafrance. Ce dernier évalue entre 800$ et 1200$ le prix par autobus scolaire, et la flotte serait d’environ 10 000 autobus au Québec. Puisque le temps presse, le port du masque et de la visière serait peut-être une option moins coûteuse, selon la Fédération. 

Chez Autobus Tremblay-Paradis, un transporteur de Québec, on estime que la majorité des chauffeurs ont plus de 60 ans. «Il y en a qui ne veulent rien savoir d’une cage de verre et d’autres, plus inquiets, ne veulent pas travailler sans ça. Ce n’est pas simple», mentionne Pierre Tremblay. 

Des discussions 

Le syndicat des Teamsters participera aux réunions avec le ministère de l’Éducation et le ministère des Transports afin d’assurer la sécurité des chauffeurs. 

Un transporteur scolaire d’Abitibi-Témiscamingue a développé un panneau de Plexiglas qui peut être installé à bord des autobus. Toutefois, rien n’indique que cette barrière physique puisse être déployée dans tous les modèles d'autobus. 

Et si un enfant tombe ou a besoin d’aide, le chauffeur peut-il intervenir rapidement? Les transporteurs se posent autant de questions que les parents.