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COVID-19: voici comment fonctionnera le déconfinement des enfants

Le plan dévoilé hier par Québec laisse néanmoins plusieurs questions en suspens

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Le gouvernement Legault, avec l’appui de la Direction de la santé publique, a présenté hier son plan de déconfinement pour les écoles et les services de garde. À moins d’un revirement provoqué par une éventuelle détérioration de la situation de la pandémie, voici comment les services seront dispensés...  

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Ce qui va se passer dans les écoles primaires  

Les soeurs Roseline (5 ans) et Floranne (8 ans) qui ont hâte de retourner à la garderie et à l'école.
Photo Martin Chevalier
Les soeurs Roseline (5 ans) et Floranne (8 ans) qui ont hâte de retourner à la garderie et à l'école.
  •  Les écoles primaires ouvriront le 11 mai en dehors de la région montréalaise, puis le 19 mai dans le grand Montréal.          
  • Les parents doivent informer leur école une semaine à l’avance de la présence de leur enfant en classe.          
  • Le masque ne sera pas fourni aux enseignants, mais ils pourront en porter un artisanal s’ils le souhaitent.          
  • Un groupe comptant un maximum de 15 écoliers sera permis par classe. S’ils sont plus nombreux, les locaux des écoles secondaires fermées pourraient être utilisés pour accueillir des élèves de 5e et 6e année.          
  • Les enfants à la santé fragile ou dont les parents sont immunosupprimés devraient rester à la maison.          
  • Les élèves qui ne se rendront pas à l’école devront suivre un enseignement à distance. Des plans de travail seront fournis par les enseignants, qui continueront aussi de remettre les « trousses pédagogiques » du ministère.          
  • 15 000 tablettes reliées au réseau cellulaire seront disponibles pour les élèves qui n’auraient pas les outils technologiques ou la connexion internet pour faire l’école à la maison.          
  • Si une personne est infectée par la COVID-19, elle sera retirée de l’école, qui ne sera fermée que si on trouve des cas de transmission du virus.          
  • Les chauffeurs d’autobus scolaires, souvent âgés de plus de 60 ans, seront protégés par un plexiglas.          
  • Lors des récréations, les écoles devraient moduler le temps dans les cours d’école pour éviter que trop d’enfants s’y retrouvent à la fois.          
  • Même s’ils ne retourneront pas à l’école, les élèves du secondaire devront effectuer les travaux demandés à distance par leurs enseignants.          
  • La note finale, prévient le ministre de l’Éducation, peut encore être influencée par les travaux qui seront demandés par les profs.                    

Les garderies rouvriront graduellement   

  • La fréquentation des garderies sera volontaire et les parents qui garderont leurs enfants à la maison conserveront leur place jusqu'au 1er septembre et n’auront pas à payer les frais de garde, que ce soit en CPE, en garderie subventionnée ou non subventionnée, en milieu familial subventionné ou non subventionné.          
  • La tarification habituelle s’appliquera pour les bambins qui recommenceront à fréquenter les services de garde.          
  • Les autorités recommandent aux femmes enceintes, aux parents dont la santé est fragile ou qui ont un déficit immunitaire, de même qu’à ceux qui ont 60 ans et plus de ne pas réintégrer leurs enfants à la garderie.          
  • Les éducatrices devront porter un masque, et même des lunettes de protection et des gants dans certains cas, puisque la distanciation sociale est difficile.          
  • Le matériel de protection des éducatrices sera fourni par le gouvernement.          
  • Les éducatrices qui ont des problèmes de santé, qui sont enceintes ou qui ont 60 ans ou plus ne devraient pas travailler auprès des jeunes enfants.          
  • Le taux d’occupation des installations sera limité à 30 % pour le moment.          
  • Les groupes d’enfants seront réduits de moitié.                    

Formation professionnelle, cégeps, universités...   

  • Formation professionnelle : des demi-groupes pourront se rendre dans les établissements pour certains apprentissages techniques, avec mesures de distanciation.          
  • Formation aux adultes : les établissements demeureront fermés – enseignement à distance.          
  • Cégeps et universités : les sessions se poursuivront à distance.                    

  • ÉCOUTEZ Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec, à QUB radio:

Les 5 raisons invoquées par François Legault pour ouvrir les écoles  

Photo Stevens Leblanc
  1. Le bien des enfants, surtout ceux en difficultés d’apprentissage. « C’est important que ces enfants-là ne soient pas absents de l’école pour six mois », a-t-il dit.           
  2. Le risque pour les jeunes enfants de développer des complications liées à la COVID-19 est limité. Pour ceux qui ont des problèmes de santé ou dont les parents ont des problèmes de santé, il est préférable de rester à la maison.           
  3. La situation est sous contrôle dans les hôpitaux. Ceux-ci ont la capacité de recevoir les enfants, parents ou enseignants qui deviendraient malades.          
  4. La décision a été approuvée par la santé publique. « Ce n’est pas une décision qui est sur la gueule, c’est la science. On écoute la science puis la science nous dit : c’est possible de retourner ces enfants si la situation reste sous contrôle d’ici le 11 et le 19 mai », a dit François Legault.          
  5. « Parce que la vie doit continuer ». La situation sera probablement la même en septembre, donc autant permettre aux enfants de retrouver un semblant de routine, a expliqué le premier ministre.                      

Au moins 7 questions encore sans réponse  

Même si le point de presse d’hier a fourni plusieurs réponses aux questions des parents et des élèves québécois, il reste plusieurs interrogations auxquelles le gouvernement n’a pas encore répondu.                    

  1. Comment les écoles s’assureront-elles de faire respecter la distanciation sociale à l’heure du lunch ? Est-ce que tous les jeunes devront manger seuls ?          
  2. Et comment la distanciation peut-elle être possible dans les corridors, près des casiers/crochets des élèves ?           
  3. Est-ce que des classes communes seront désinfectées entre chaque groupe ?           
  4. Comment les enseignants pourront-ils à la fois faire leur travail en classe et suivre les élèves qui resteront à la maison ?          
  5. Les écoles seront-elles tenues de conserver des stocks de masques ?          
  6. Pourquoi ne pas avoir permis la réouverture des écoles secondaires dans certaines régions éloignées qui n’ont pratiquement pas été touchées par la COVID-19, comme la Côte-Nord, par exemple ?          
  7. Qu’arrive-t-il aux frais que les parents ont payés pour des services ou activités qui auront été annulés ou qui n’auront pas été entièrement fournis ? (Frais de surveillance du dîner, frais pour le transport scolaire, frais pour des activités et sorties, etc.)                    

Vous avez d’autres questions? Écrivez-nous: questions-ecole@quebecormedia.com. Nous tenterons de trouver une réponse.   

  • ÉCOUTEZ Thierry Karsenti, professeur de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l'information et de la communication en éducation, à QUB radio:   

  

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