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COVID: bouffée d’air frais pour plusieurs commerçants au Saguenay

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SAGUENAY – Le dépôt du plan de réouverture des entreprises a été considéré par plusieurs citoyens et gens d'affaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean comme une bouffée d'air frais et ils se disent prêts à passer à cette nouvelle étape de la pandémie.  

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«Nous ne pourrons plus jamais opérer nos commerces comme avant», a commenté Caroline Leclerc, propriétaire de la boutique Rose Bon Bon.   

Elle est au nombre des commerçants qui feront partie des premiers à casser la glace, le 4 mai.   

«La fête des Mères arrive à grands pas. C’est une très grosse période pour nous. Nous devrons limiter le nombre de personnes qui pourront rentrer dans la boutique, alors nous continuons d’encourager les achats en ligne», a poursuivi la femme d’affaires.   

«Nous sommes vraiment fiers de pouvoir redémarrer avec des mesures de distanciation et de sécurité» a souligné Éric Lapointe, propriétaire de Chasse et Pêche Chicoutimi.   

Ce dernier estime que la fermeture des commerces le dimanche jusqu’au 31 mai est aussi une sage décision de la part du gouvernement Legault.   

À la Chambre de commerce et d’industrie de Lac-Saint-Jean-Est, les membres sont enthousiastes et plusieurs ont hâte à une reprise de leurs opérations. «Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, nous sommes quand même avantagés en ce qui a trait au nombre de cas, excluant les foyers d’éclosion, a souligné Kathleen Voyer, directrice générale de l’organisation. Alors nous avons des commerçants qui ne sont pas encore touchés par la réouverture, et qui souhaitent eux aussi redémarrer.»   

De son côté, Sandra Rossignol, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, estime que «la crise actuelle a des impacts majeurs sur le marché de l’emploi dans notre région. La reprise économique est une excellente nouvelle».   

Les professionnelles de la beauté auraient aimé faire partie de la vague d’ouverture, mais elles comprennent la réalité avec laquelle le gouvernement doit composer.   

«Il va falloir que ceux qui seront ouverts prennent ça au sérieux pour ne pas nous retarder encore. Parce qu’ils l’ont dit, si ça ne fait pas, ils vont reculer», a insisté la mairesse de Saint-David-de-Falardeau, Catherine Morissette, qui exerce la profession de coiffeuse.   

Les citoyens veulent reprendre une vie normale  

«Il faut y aller doucement et graduellement. Il sera important que des mesures d’hygiène strictes soient mises en place et que les gens les respectent», a commenté une citoyenne de Chicoutimi, à TVA Nouvelles, qui dit avoir une pleine confiance à l’égard de la Santé publique.   

«Nous sommes tellement dans l’inconnu. Nous devons faire des essais et erreurs. Mais il faut absolument que les gens reprennent une vie normale», a-t-elle dit.   

«On ne peut pas rester enfermé comme ça avec la peur au ventre, il faut s’immuniser. Je suis en faveur de la reprise», a lancé un autre citoyen non identifié.