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Michael Mando: après la télé et le cinéma vient la musique

Michael Mando: après la télé et le cinéma vient la musique
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Après avoir écrit plus de 200 chansons et créé plus de 1000 poèmes, l’acteur montréalais Michael Mando a décidé de se faire confiance en musique. L’acteur qui défend le rôle primordial de Nacho Varga dans la série d’AMC «Better Call Saul» a maintenant envie de montrer une autre de ses facettes. 

À la mi-avril, l’artiste a donc lancé «The Wild One», première de trois chansons d’un EP en anglais à paraître. Une pièce entraînante et accrocheuse d’un projet plus intime que ses nombreuses apparitions devant les caméras. 

«Dans le texte, je parle de mon père qui a le cancer. C’est sous-entendu, mais très personnel, explique-t-il. [Contrairement au cinéma ou à la télévision, en musique] on ne se cache pas derrière un personnage; on chante avec sa propre voix, on parle de sa propre vie [...] Ça me fait un peu peur, mais j’aime beaucoup ça.» 

Rencontres déterminantes

Si Michael Mando a eu le courage de dévoiler son univers musical, c’est en raison de moments marquants passés aux côtés de grands noms de la musique. En effet, celui qui doit son entrée à Hollywood grâce au jeu vidéo «Far Cry 3» et à la série «Sans origine: Oprhan Black» a rencontré des gens qui ont rapidement cru en lui. 

En 2017, alors qu’il se trouvait dans un bar de New York pour parler cinéma, la femme avec qui il s’entretenait lui a proposé de rencontrer son mari, guitariste du défunt Prince. Au même moment qu’il a fait sa connaissance, Michael Mando s’est présenté à son ami, le pianiste de Madonna. Ce sont eux qui l’ont incité à chanter plutôt qu’à partager son catalogue de compositions, comme il souhaitait au départ. 

De son propre aveu, il avait grandement besoin que des gens le poussent à tenter cette aventure. «J’ai grandi toute ma vie avec un énorme manque de confiance», reconnaît-il. Depuis l’enfance, il se passionne pour la musique, mais il avait encore toujours voulu garder ses textes secrets. «C’est quelque chose que je faisais en privé, la nuit.» 

Avec papa et le Québec

Sa première composition complétée, il a tenu à partager ce bonheur avec son père. «Récemment, j’ai appris que mon père avait le cancer. Je ne l’ai pas vu pendant longtemps parce qu’il était en Angola. Je voulais donc sortir de la musique avant que mon père quitte le monde. Mon père a un cancer terminal, au stade 4. J’avais vraiment envie que ce soit quelque chose que je partage avec lui. Il a écouté la chanson pour la première fois hier; c’était vraiment un moment doux et tendre dans notre vie.» 

Fier d’avoir eu l’audace de faire ses premiers pas en musique, Michael Mando l’est tout autant quand vient le temps d’encenser ceux qui ont collaboré à cette éclosion, des artistes majoritairement québécois. «C’est un album vraiment canadien. Et ça, je le dis avec beaucoup de fierté. C’est un album très québécois.» 

Parmi les gens qui se sont joints à lui, il y a des musiciens de Céline Dion et le coréalisateur Pierre Messier. Même le lieu où les enregistrements ont eu lieu, le studio montréalais Piccolo, revêt de l’importance. 

Comme le chanteur, l’acteur qui parle français, anglais et italien aimerait maintenant beaucoup travailler avec des producteurs et des réalisateurs québécois devant les caméras. 

COVID-19: son message d’espoir 

Même si la pandémie de COVID-19 s’est installée depuis plus d’un mois au Québec, qu’elle a affecté plus de 20 000 personnes et fauché la vie de plus de 1000 d’entre elles, Michael Mando continue à croire que la province - et même la planète entière - s’en sortira et qu’on retiendra des choses positives de cette crise. 

«On est une espèce vraiment, vraiment spéciale, assure-t-il. Je crois vraiment beaucoup aux êtres humains. Je pense qu’on est une famille, une race, peu importe les pays, les religions et les sexes. On est forts, on est intelligents, on est plein d’amour, d’enthousiasme et de créativité. Je crois en l’humanité et il ne faut surtout pas perdre espoir, pas se laisser prendre par l’anxiété et la peur.»