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Pas de cours d’éducation physique dans l’école post-confinement

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge
Photo Simon Clark Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge

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Pandémie oblige, les écoliers qui retourneront en classe à la mi-mai devront faire une croix sur les cours d’éducation physique d’ici la fin de l’année scolaire. Les profs de sport et des autres spécialités pourraient être affectés au suivi des élèves qui resteront à la maison. 

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Pour limiter la propagation du coronavirus dans les écoles, les espaces communs non-essentiels comme les gymnases resteront fermés.  

«Les cours d'éducation physique tels qu'on les connaît habituellement ne pourront pas avoir lieu, mais on va s'assurer que nos jeunes puissent bouger à l'école dans le respect des balises de la santé publique», précise-t-on, au cabinet du ministre de l’Éducation.  

Les enfants pourront lâcher leur fou durant les récréations dans la cour extérieure, qui sera toutefois réservée à un petit groupe d’élèves à la fois.  

Avis aux jeunes qui trépignent d’impatience de rejouer au soccer ou au basketball avec leurs compagnons de classe: les règles sanitaires de la santé publique devront être appliquées autant que possible. La distanciation sociale de deux mètres sera donc recommandée. 

L’usage des ballons sera permis au pourtour des écoles primaires, qui doivent reprendre à compter du 11 mai. Le ministère de l'Éducation (MEES) signale cependant que «si des objets communs sont utilisés, comme des ballons, ces derniers devront être nettoyés après l’usage». L'accès aux modules de jeu sera interdit.

La priorité sera mise sur le maintien des acquis et l’apprentissage de nouvelles notions pour les matières de base. «On doit se concentrer sur l’essentiel, il y a peu de temps. Consolidons les langues, les maths, les sciences et l’histoire. Quand on est avec des tout-petits, est-ce qu’on va s’empêcher de faire des arts, du bricolage? Non, on va traiter des enfants comme des enfants et leur permettre de s’exprimer et de bouger», a précisé mardi le ministre Jean-François Roberge, sur les ondes de LCN.  

Pour de nombreux enseignants, faire la classe aux enfants et rester connectés aux élèves qui resteront à la maison sera un casse-tête. Les professeurs d’éducation physique et autres spécialistes, comme les enseignants d’art dramatique ou de musique, pourront être réaffectés à d’autres tâches.  

«Ces enseignants pourraient par exemple être affectés au suivi des élèves poursuivant leurs apprentissages à la maison, ou à l’enseignement d’une classe régulière, par exemple. (...) Ce sera aux écoles de voir à la répartition des tâches en fonction des besoins des milieux», fait-on valoir au MEES.