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Réouverture des écoles: le ministre Roberge répond à vos interrogations

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L’annonce du plan de réouverture des écoles présenté par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a soulevé bien des questions chez les enseignants, les parents et les enfants. En entrevue avec Mario Dumont, il répond à certaines d’entre elles.   

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Quelle est l’utilité, en matière pédagogique, de la réouverture des écoles? Qu’est-ce qui pourra vraiment être fait?  

Si votre jeune est en difficulté ou est tout près de la note de passage, c’est une bonne idée de l’envoyer. Pendant les vacances d’été, les enfants en difficulté prennent du retard. Au mois de septembre, on se rend compte qu’ils ont parfois oublié des notions qu’ils maîtrisaient en mai, juin.      

  • ÉCOUTEZ Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et député de Chambly, à QUB radio:

Si on n'y retourne pas du tout, c’est pas la meilleure façon de consolider les apprentissages. En cinq ou en six semaines, on peut faire quelque chose avec nos élèves en lecture, en écriture, en mathématiques...     

Est-ce que les élèves suivront le cursus normal, y compris des matières où il y a plus de contacts entre eux, comme en éducation physique ou en arts plastiques?  

On doit se concentrer sur l’essentiel, il y a peu de temps. Consolidons les langues, les maths, les sciences et l’histoire. Quand on est avec des tout-petits, est-ce qu’on va s’empêcher de faire des arts, du bricolage? Non, on va traiter des enfants comme des enfants et leur permettre de s’exprimer et de bouger.      

Mais il faut le faire avec toutes les balises de la santé publique. Ça veut dire: pas d’accès au gymnase pour tout le monde. Les cours d’éducation physique seront plutôt pour aller bouger dehors. Il faut pas penser qu’on va faire l’école comme avant. Il faut s’adapter et être créatif.     

Qu’arrivera-t-il si plus d’élèves que prévu se présentent à l’école?  

S’il le faut, on réorganisera les groupes, on utilisera les classes des niveaux secondaires. On a de la marge de manœuvre. On aura toujours une semaine de préavis entre le moment où le parent fait son choix et le moment où le jeune arrive à l’école. On veut être sûr de l’accueillir dans les meilleures conditions.     

Les parents pourront-ils changer d’avis et finalement choisir d’envoyer leurs enfants à l’école?  

On a créé 13 comités qui travaillent sur des sujets précis: l’évaluation, l’aide aux élèves aux besoins particuliers, etc. Des représentants des centrales syndicales, dont certains de la FAE, participent à ces tables de discussion. On explore plusieurs scénarios et on consulte des gens, et on va continuer de le faire.  

Pourquoi avoir choisi de fournir des masques aux employés des services de garde, mais pas aux enseignants du primaire?  

J’en ai parlé hier avec la santé publique et c’est un contexte qui est différent. La grandeur des locaux n’est pas la même: une classe de maternelle est beaucoup plus grande qu’un local de CPE ou de garderie. La santé publique va trancher sur cette question d’ici quelques jours.     

Pensez-vous fournir des masques aux enseignants qui en font la demande, comme certaines entreprises?  

En ce moment, j’ai l’impression qu’on a assez de masques certifiés pour répondre au besoin [dans le milieu de la santé], mais je ne pense pas en fournir dans le réseau scolaire, alors que la santé publique juge que ce n’est pas nécessaire. On pourra voir. Si un enseignant est plus à l’aise avec un masque, on ne l’empêchera pas de le porter.      

Certains syndicats se plaignent de ne pas avoir été consultés, que leur répondez-vous?  

On a créé 13 comités qui travaillent sur des sujets précis: l’évaluation, l’aide aux élèves aux besoins particuliers, etc. Des représentants des centrales syndicales, dont certains de la FAE, participent à ces tables de discussion. On explore plusieurs scénarios et on consulte des gens, et on va continuer de le faire.  

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