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COVID-19: Les cours d'éducation physique essentiels à la santé des élèves

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Après deux mois de confinement, les enfants du primaire doivent pouvoir suivre des cours d’éducation physique. C’est une question de santé physique, mais aussi de santé mentale. 

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C’est le cri du cœur lancé mercredi par la directrice de la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec, Véronique Marchand. 

Elle demande au ministre Jean-François Roberge de revoir son plan de réouverture des écoles pour permettre la dispense des cours d’éducation physique dans les établissements primaires d’ici la fin de l’année scolaire. 

Le gouvernement Legault compte miser sur le maintien des acquis et l’apprentissage de nouvelles notions pour les matières de base, comme les langues, les maths, les sciences et l’histoire. Les petits écoliers n’auront pas de cours d’éducation physique. Les élèves auront les périodes de récréation pour lâcher leur fou, où la distanciation sociale devra être respectée autant que possible. 

«En anglais on dit ‘the sitting is de new smoking’. Rester assis, ça devient pire que les effets de la cigarette», affirme Mme Marchand. 

Selon une étude de la Coalition Poids, près de la moitié des Québécois ont diminué leur pratique d’activité physique durant le confinement. 

La sédentarité est un enjeu de société majeur et les enseignants d’éducation physique «sont les experts pour instruire les élèves aux conséquences de cet enjeu et les outiller pour mieux y faire face», insiste-t-elle. 

Durant les dernières semaines, beaucoup de bambins n’avaient pas accès à des endroits pour bouger, l’accès aux modules de jeu dans les villes ayant été interdit. 

«Je pense à Montréal dans les appartements, les quartiers qui sont surpeuplés, ils ne pouvaient pas sortir, et les enfants ont besoin d’être en mouvement pour leur santé physique, mais aussi pour leur santé mentale», signale Véronique Marchand.   

Selon elle, les cours d’éducation physique sont essentiels pour les jeunes Québécois et les profs ont plus d’un tour dans leur sac pour y faire respecter la consigne de distanciation sociale de deux mètres. 

«L’éducation physique, c’est d’apprendre son corps en mouvement, (...) il y a des habiletés motrices qui se développent sans matériel, l’équilibre, marcher sur une ligne par terre. On peut faire des parcours dans la cour d’école avec un minimum de matériel ou les jeunes ont des stations à faire, ça va être encore plus facile maintenant qu’on n’aura pas 30 jeunes à la fois dans nos classes!». 

Mme Marchand précise que les récréations n’ont aucune valeur pédagogique et ne peuvent remplacer les cours d’éducation physique. 

«(Les récréations), c’est un moment qui appartient aux jeunes. (...) il faut laisser un temps à ceux qui ont besoin de ne pas être encadré, de ne pas l’être», plaide-t-elle. 

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