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Retour en classe: le ministre Roberge s’en remet aux écoles

De nombreuses questions subsistent sur le retour en classe

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Au-delà des grandes lignes directrices émises par Québec, le ministre de l’Éducation se fie aux écoles pour gérer le casse-tête du retour en classe à compter du 11 mai. Jean-François Roberge a évoqué leur autonomie lors d’une commission parlementaire virtuelle hier, en se montrant confiant qu’elles respectent les règles d’hygiène. Elles devront également gérer les nombreuses questions liées à la formation de groupes d’un maximum de 15 élèves et la répartition des enseignants affectés aux enfants restés à la maison. «On n’a pas le choix, on fait au mieux. On n’est pas dans la situation idéale», a-t-il reconnu.  

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Reporter le calendrier à Montréal  

Photo Agence QMI, Simon Clark

Le Parti libéral du Québec, lui, demande de reporter le retour en classe à Montréal. «Ça prend 14 jours pour voir les effets de la COVID-19», souligne la critique libérale Marwah Rizqy. «Et depuis lundi, la situation s’est dégradée à Montréal, ajoute-t-elle. Alors, pour nous, il est clair que c’est inconcevable de parler de réouverture pour le 19 mai à ce stade-ci.» Mais le ministre Roberge affirme qu’il «n’est pas prévu de changer le calendrier» pour le moment. «Si la situation change, la décision va changer», explique-t-il.       

  • ÉCOUTEZ la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, à QUB Radio:   

Sortez des meubles, au besoin  

La consigne de limiter les groupes à un maximum de 15 élèves représentera «tout un défi de logistique», reconnaît le ministre Roberge. «Il y a peut-être des meubles à déplacer ou à sortir. Il faut essayer d’utiliser au maximum nos locaux pour favoriser la distanciation et accueillir nos élèves», dit-il.   

Toutefois, des directeurs d’école ont récemment confié au Journal que certaines classes sont trop petites pour respecter les consignes de la santé publique. «C’est un maximum de 15 élèves par classe», rappelle M. Roberge. Les directions auront la latitude pour moduler les groupes en conséquence.      

Pas de masques pour les classes régulières  

Photo Agence QMI, Simon Clark

Jean-François Roberge refuse toujours de fournir des masques pour tous les enseignants, puisque la santé publique ne le recommande pas. Toutefois, de l’équipement de protection pourrait être fourni aux profs qui travaillent auprès d’élèves à besoins particuliers avec qui le maintien d’une distance sécuritaire est impossible.   

La Fédération autonome de l’enseignement demande aussi que des thermomètres soient disponibles dans toutes les écoles. 

  • ÉCOUTEZ Nicolas Prévost, président de la Fédération Québécoise des Directions d'Établissement d'Enseignement, à QUB radio:

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