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Les Québécois prendront leur temps avant de retourner dans les salles de spectacle

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MONTRÉAL – Les Québécois seront prudents et la plupart mettront du temps avant de retourner dans les salles de spectacle à la levée des directives de distanciation sociale du gouvernement provincial.

C’est ce que montre un sondage de Léger 360, réalisé pour le compte de iCible et de l’association RIDEAU, qui a été publié jeudi.

Seulement 8 % des répondants étaient prêts à acheter immédiatement des billets de spectacle.

Parmi les 1002 Québécois interrogés, 55 % avaient acheté au moins un billet de spectacle au cours de la dernière année. Ce groupe de répondants était d’ailleurs moins craintif concernant le retour en salles.

En effet, près de trois acheteurs de billets sur dix (28 %) seraient en confiance dans une salle de moins de 1000 places. Près de la moitié d’entre eux (47 %) accepteraient de fréquenter une salle de moins de 250 places.

Si on offre les mêmes possibilités à l’ensemble de la population québécoise, 22 % des gens seraient prêts à assister à un spectacle dans une salle de moins de 1000 places et 38 % le feraient dans une salle de moins de 250 places.

Chez les gens qui ont acheté plus de trois billets au cours de la dernière année, l’intention d’achat à la réouverture des salles est de 41 %.

Variations régionales

L’enquête montre aussi que le niveau d’appréhension varie selon les régions du Québec. Ce sont les gens de la région métropolitaine de Québec qui semblent le plus enclins à retourner dans les salles de spectacle. En effet, 31 % d’entre eux fréquenteraient une salle de moins de 1000 places, tandis que 49 % iraient sans problème dans une salle de moins de 250 places.

«Nous savons qu’une donnée importante pour la relance de nos activités de diffusion sera la volonté ou non du public de revenir dans les salles», a indiqué Julie-Anne Richard, directrice générale de RIDEAU, par voie de communiqué.

«On voit qu’au plus fort de la crise, les craintes sont grandes. Cependant, c’est un premier coup de sonde. Il sera intéressant de suivre cette évolution au fur et à mesure que des pans d’activités reprendront vie dans nos quotidiens.»